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Télescope spatial Roman: le savoir-faire d’ici au cœur d’un projet de 5,4G$

Des entreprises de Québec et de Montréal contribuent à la construction du futur télescope spatial Roman

Le télescope Roman, qui sera lancé en 2027, disposera d’un
Photo courtoisie, NASA Le télescope Roman, que l’on voit ici en cours d’assemblage dans un laboratoire de la Nasa, disposera d’un miroir de 2,4 mètres de diamètre.

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L’usine ABB de Québec vient de livrer à la Nasa un système de caméras de 15 M$ qui sera installé sur le prochain télescope Roman destiné à scruter l’espace à la recherche d’autres formes de vie.

Ce contrat, octroyé par le centre de recherche Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, contribuera à faire rayonner le savoir-faire québécois à l’échelle internationale.

Le lancement du télescope Roman est prévu pour 2027. Il sera muni d’un coronographe permettant d’imager la zone rapprochée entourant les étoiles. Au cœur de cet instrument sophistiqué se trouve une paire de caméras très sensibles dont l’électronique est le fruit de la collaboration entre ABB et Nüvü, une compagnie de Montréal. 

Frédéric Grandmont, scientifique et gestionnaire chez ABB, à Québec.
Photo courtoisie, ABB
Frédéric Grandmont, scientifique et gestionnaire chez ABB, à Québec.

« Notre module réalisera les images les plus propres jamais captées en orbite », a affirmé au Journal Frédéric Grandmont, scientifique et gestionnaire du développement technologique et des affaires pour l’industrie spatiale chez ABB.

Sous haute surveillance 

La livraison de Québec jusqu’en Californie s’est effectuée à la fin du mois de février, sous haute surveillance. Le télescope Nancy Grace Roman est construit au coût de 5,4 milliards $. 

Bien qu’il soit de la taille de deux petits grille-pain, le module québécois vaut à lui seul près de 15 millions de dollars.
Photo courtoisie, ABB
Bien qu’il soit de la taille de deux petits grille-pain, le module québécois vaut à lui seul près de 15 millions de dollars.

Du côté d’ABB, il a fallu près de deux ans de travail à une équipe composée d’environ 25 personnes pour développer le module québécois qui ressemble à deux « petits grille-pain ».  

« Ce type de module était déjà maîtrisé par Nüvü, mais la technologie n’avait jamais été portée dans l’espace. Il fallait donc revoir la conception pour le rendre conforme à l’hostilité de l’espace incluant les grandes vibrations lors du lancement, les radiations mortelles pour l’électronique et les variations importantes des températures », souligne le chercheur. 

Nüvü et ABB ont donc travaillé de concert pour développer une version spatiale qui réponde aux exigences de la Nasa.

Le savoir-faire québécois sera au coeur du télescope Roman, qui sera lancé par la Nasa, en 2027, grâce aux technologies développées par les équipes d'ABB, à Québec, et de Nüvü, à Montréal. (D'autres personnes ayant contribué au projet n'étaient pas disponibles au moment de la prise de la photo).
Photo courtoisie
Le savoir-faire québécois sera au coeur du télescope Roman, qui sera lancé par la Nasa, en 2027, grâce aux technologies développées par les équipes d'ABB, à Québec, et de Nüvü, à Montréal. (D'autres personnes ayant contribué au projet n'étaient pas disponibles au moment de la prise de la photo).

« Mais surtout, il fallait obtenir une fiabilité à toute épreuve, car une fois les appareils en orbite, il n’y a aucune possibilité de faire une réparation si quelque chose tourne mal », a ajouté M. Grandmont.

D’autres formes de vie

Le télescope sera lancé par une fusée qui l’emportera au point de Lagrange 2, à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre, au même endroit où le télescope James-Webb a été installé récemment. 

« C’est vraiment la meilleure place, car à cet endroit, la Terre est toute petite dans le ciel et toujours près du Soleil. Il ne suffit que de masquer les deux pour avoir un ciel vraiment noir. » 

Pour M. Grandmont, c’est une question de temps avant que l’on découvre d’autres formes de vie dans l’espace.

« C’est à la portée de la technologie actuelle. La génération de nos enfants devrait en avoir la confirmation de son vivant. Le prochain défi de l’humanité sera de trouver comment aller visiter ces nouveaux mondes », dit-il. 

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