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Parti conservateur du Canada: Jean Charest plongera dans la course jeudi

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L’ancien premier ministre Jean Charest devrait annoncer officiellement jeudi qu’il se lancera dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC).

• À lire aussi: Chefferie conservatrice: Tasha Kheiriddin se range derrière Jean Charest

D’abord rapportée par «Le Devoir» lundi soir, l’information a été confirmée par deux sources de notre Bureau parlementaire et de l’Agence QMI.

«C’est le scénario qui était prévu aujourd'hui», a évoqué une source qui s’est exprimée sous le couvert de l’anonymat lundi soir.

Deux autres sources affirment que Jean Charest devrait son lancement de campagne du côté de Calgary pour plonger dans «le cœur de la bête» dès le départ avec l’objectif de séduire l’Ouest du pays, où se trouve la frange plus à droite de la base du PCC.

Jean Charest aurait déjà mis sur pied l’essentiel de son équipe québécoise de campagne, qui contiendrait déjà entre une vingtaine et une trentaine de personnes, incluant une poignée issue du Parti libéral du Québec (PLQ). L’équipe tenait une réunion virtuelle en soirée lundi.

Le directeur de campagne choisi par M. Charest serait Chris Rougier, un spécialiste des bases de données qui a travaillé pour le PCC entre 2005 et 2012, avant de passer chez les conservateurs de l’Ontario de 2012 à 2014.

M. Charest a aussi repêché Benoît Savard, ancien organisateur de campagne pour le PLQ durant alors que M. Charest était au pouvoir à Québec.

  • Écoutez La rencontre de l'heure Lisée-Mulcair, avec Jean-François Lisée, Thomas Mulcair et Richard Martineau, tous les jours 8 h 10, en direct à QUB radio :
       

Retour aux sources

Ex-chef des progressistes-conservateurs fédéraux dans les années 90, M. Charest tente de renouer avec ses premiers amours après un passage sur la scène provinciale québécoise à titre de premier ministre libéral de 2003 à 2012.

M. Charest tâtait le terrain depuis des semaines en vue d’une candidature dans la course à la chefferie du parti. Il s’était aussi rendu à Ottawa, la semaine dernière, en vue de rencontrer des dizaines de membres du caucus conservateur.

Le politicien a récemment été libéré d’une épée de Damoclès qui le menaçait depuis de nombreuses années, à savoir l’enquête Mâchurer de l’Unité permanente anticorruption – qu’il a lui-même mise sur pied. L’enquête, qui visait à faire la lumière sur les allégations de malversation dans le financement du PLQ, entre 2001 et 2012, s’est finalement terminée la semaine dernière sans accusation.

  • Écoutez l'entrevue de Tasha Kheiriddin avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

Désistement

Cette annonce non officielle survient après désistement de la commentatrice politique et consultante Tasha Kheiriddin, préférant se ranger derrière M. Charest en se lançant comme candidate aux prochaines élections.

«J'ai hâte de contribuer mes idées et mes efforts à la campagne de Jean Charest», a fait savoir la principale intéressée sur Twitter.

Mme Kheiriddin a expliqué à TVA Nouvelles qu’elle partageait la «même vision» d’un parti «uni» à travers le pays qui serait en mesure d’aller chercher les appuis nécessaires à une victoire conservatrice dans les banlieues de Toronto, dans l’Ouest et au Québec.

Elle a aussi expliqué son appui à M. Charest par le fait que les deux partagent une base militante similaire et souhaite ainsi éviter de se «tirer dessus».

En effet, Tasha Kheiriddin et Jean Charest sont deux Québécois identifiés comme étant plus à gauche que les conservateurs de l’Ouest du pays, dont Pierre Poilièvre est le chouchou à l’heure actuelle.

Certains députés, dont Alain Rayes et Dominique Vien, ont déjà affiché leurs couleurs pro-Charest.

Seul candidat officiellement annoncé à l’heure actuelle, Pierre Poilièvre a déjà rallié plus du quart du caucus conservateur et est un personnage populaire au sein de la base militante du PCC.

Le prochain chef sera choisi le 10 septembre prochain.

- Avec Olivier Ferron-Boissé, TVA Nouvelles

Qui est Jean Charest?   

- Avocat de formation, Jean Charest est né à Sherbrooke en 1958

- De 1993 à 1998, il dirige le Parti progressiste-conservateur, dont la fusion avec l’Alliance canadienne à donner naissance au Parti conservateur du Canada. Pendant cette période, il est l’un des plus ardents militants du camp du «non» pour le référendum de 1995.

- En 1998, il arrive à la tête du Parti libéral du Québec.

- Il est élu premier ministre du Québec en 2003, poste qu’il conservera jusqu’en 2012, où il sera vaincu par Pauline Marois dans la foulée du «printemps érable». Il a été réélu en 2007 (minoritaire) et en 2008.

- Son passage à la tête de l’État québécois a notamment été marqué par les enquêteurs sur la corruption dans l’industrie de la construction et dans le financement des partis politiques. Son propre parti s’est retrouvé sous la loupe de l’UPAC, mais l’enquête a été abandonnée la semaine dernière, sans accusation.

- Depuis 2013, il œuvre au sein du cabinet McCarthy Tétrault et poursuit une carrière de lobbyiste et consultant. Dernier défi en date : il a joint le conseil d’administration du CN en janvier 2022.

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