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Guerre en Ukraine: des médias pro-Poutine sanctionnés par le Canada

Trois personnalités influentes de la télé russe font partie des 10 proches du président qui ont été punis hier

Russia Today
Photo courtoisie Le site web du média russe Russia Today

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Le patron de la plus grande chaîne de télé russe, la rédactrice en chef d’un organe de propagande pro-Poutine, un présentateur de télé vedette ; le Canada a ajouté hier 10 oligarques et potentats à sa liste de sanctions, dont ces trois influents membres des médias qui auraient contribué à répandre la désinformation au profit du leader du Kremlin. « Les noms de ces individus viennent d’une liste compilée par le chef de l’opposition actuellement en prison, Alexeï Navalny », a déclaré le premier ministre Justin Trudeau, de passage à Londres hier.

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Des médias influents  

Vladimir Solovyov.
Capture d’écran de la chaîne YouTube de Russia One
Vladimir Solovyov.

Le présentateur télé Vladimir Solovyov, propagandiste prorusse et anti-Ukraine, a récemment déploré en ondes avoir perdu l’accès à deux de ses somptueuses villas situées au lac de Côme, en Italie, en raison des sanctions européennes. 

Vladimir Poutine avait remis des fleurs et un prix honorifique à Margarita Simonyan, rédactrice en chef de Russia Today, en 2019.
Photo AFP
Vladimir Poutine avait remis des fleurs et un prix honorifique à Margarita Simonyan, rédactrice en chef de Russia Today, en 2019.

La rédactrice en chef du Russia Today, Margarita Simonyan est aussi visée par les sanctions canadiennes, notamment parce que sa chaîne fait la promotion des visées expansionnistes de Vladimir Poutine. La distribution de Russia Today a été bannie par divers fournisseurs de services télé au Canada dans les dernières semaines.

Konstantine Ernst.
Photo AFP
Konstantine Ernst.

Konstantine Ernst, qui dirige la plus grande chaîne de télévision de Russie, Channel One, est également puni par les autorités canadiennes. Son nom se retrouve dans les Pandora Papers, une enquête journalistique d’envergure sur la fraude et l’évasion fiscale. 

Des ministres  

Dmitry Patrushev est l’actuel ministre de l’Environnement de la Russie, ce qui ne l’empêche pas d’avoir déjà occupé des postes de haut dirigeant dans deux banques russes, réputées proches du Kremlin. 

Un autre ministre, cette fois celui de la Santé, est également puni par le Canada ; Mikhail Murashko est obstétricien-
gynécologue et expert en santé publique. 

Pavel Krasheninnikov, qui a été brièvement ministre de la Justice à la fin de la décennie 1990, est depuis 1999 député de la Douma, soit l’Assemblée législative russe. 

La sécurité  

La liste des nouvelles sanctions contre les oligarques russes compte deux personnes issues du Service fédéral de sécurité (FSB) de la Fédération de Russie. Elles auraient eu un rôle à jouer dans l’affaire Alexeï Navalny, un avocat et militant politique aujourd’hui emprisonné pour sa vive opposition à Vladimir Poutine. 

Victor Gavrilov est le chef du département des transports du Service de sécurité économique du FSB. Il aurait été impliqué dans le détournement de l’avion de Nazalny afin de permettre son arrestation. 

Une autre personne sanctionnée, Dmitry Ivanov, dirige le FSB à Tcheliabinsk. Selon Navalny, il aurait pris part à sa tentative d’empoisonnement.

Déjà sanctionné aux É.-U.  

Oleg Deripaska est un entrepreneur proche de Vladimir Poutine. Il est le fondateur et propriétaire, notamment, de Basic Element, un des plus grands groupes industriels diversifiés en Russie. Il possède aussi Rusal, un des plus grands producteurs d’aluminium au monde. 

Il aurait été le client de Paul Manafort Jr, l’avocat qui a dirigé la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 et qui a été impliqué dans l’interférence russe lors de cette élection.

En octobre 2021, des agents du FBI ont fouillé dans les maisons de Deripaska à New York et à Washington afin de savoir s’il avait brisé des sanctions imposées par les États-Unis en 2018.

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