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Un chocolat et des bonbons contre du sexe

Nicolas St-Pierre
Photo d'archives Nicolas St-Pierre, accusé

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À peine capable de verbaliser les agressions qu’elle aurait subies à l’âge de sept ans, c’est en écrivant et en dessinant qu’une jeune victime a raconté les gestes à caractère sexuel que lui aurait fait subir l’ancien éducateur en garderie Nicolas St-Pierre.

C’est avec sa doudou bleue que le plaignant était entré dans la salle d’interrogatoire du poste de police de Victoria en janvier 2018. La veille, l’enfant de sept ans avait raconté à sa mère avoir été victime de gestes à caractère sexuel de la part de son nouveau conjoint, ce qui avait mené à une plainte à la police. 

Devant une enquêtrice qui fait tout pour le rendre à l’aise, l’enfant raconte avec moult détails une journée passée à Chibougamau en famille, mais lorsque vient le temps de parler des agressions, il se ferme comme une huître. Avec difficulté, il réussit à raconter que sa mère était allée faire une sieste pendant qu’il avait continué d’écouter la télé avec Nicolas St-Pierre. 

Jusqu’à 14 fois

Après lui avoir offert du chocolat et des bonbons, l’homme aujourd’hui âgé de 39 ans lui aurait demandé « si on pouvait faire du sexe », a difficilement dit l’enfant. « Il a mis son pénis dans mes bobettes », a poursuivi celui qui était en deuxième année. 

Lorsque l’enquêtrice demande combien de fois Nicolas St-Pierre aurait eu des contacts sexuels avec lui, la victime estime le nombre à 14. Or, l’enfant refuse de détailler les événements, hésite et reste de longs moments le visage dans sa doudou. 

L’enquêtrice lui offre alors des crayons pour qu’il écrive ou dessine sur un tableau ce qu’il a vécu, mais l’exercice est trop difficile pour l’enfant qui n’arrive qu’à relater un autre événement à l’automne qui avait eu lieu chez lui où il aurait touché le pénis de l’accusé à sa demande. « Il m’a demandé d’en parler à personne ni à la police », dira-t-il.

Objections

Maintenant âgée de 11 ans, la victime a montré plus d’assurance lorsqu’elle a été interrogée après le visionnement de son interrogatoire sans toutefois être plus explicite sur les gestes qui remontent maintenant à plus de quatre ans.  

Le contre-interrogatoire du plaignant a été ponctué d’objections alors que l’avocat de Nicolas St-Pierre demandait des précisions sur le récit fait par l’enfant devant l’enquêtrice puis en enquête préliminaire à tel point qu’il se poursuivra ce matin après quoi la mère de la victime témoignera.

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