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Meurtre de Daphné Huard-Boudreault: la policière se défend

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Cinq ans après le meurtre de la jeune Daphné Huard-Boudreault, à Mont St-Hilaire, la dernière policière à avoir vu vivante la jeune femme a défendu jeudi son intervention devant son comité de déontologie alors qu’elle fait face à une plainte en lien avec son intervention la journée du drame.  

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L'agente Brigitte Légaré, qui est représentée par Me Denis Gallant, s'est défendue de ne pas avoir voulu aider la jeune femme, le jour du meurtre. 

Vers midi, le 22 mars 2017, au poste de police, Daphné Huard-Boudreault s’est présentée dans le but de rencontrer un policier parce que, le matin même, son ex-conjoint avec qui elle venait de rompre lui avait volé son téléphone cellulaire au dépanneur où la jeune femme travaillait. 

Lors de la rencontre avec Daphné, la policière Légaré dit lui avoir expliqué «que son ex-copain fait du harcèlement criminel et que le vol de son cellulaire survenu en matinée au dépanneur où elle travaillait, c’est une infraction criminelle». «Je lui explique qu’elle peut porter plainte. Mais Daphné me dit qu’elle veut juste qu’il lui foute la paix, elle ne veut pas lui faire de tort, elle veut récupérer son cellulaire, elle veut juste que ça finisse et passer à autre chose.» 

Brigitte Légaré de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent ajoute que «durant notre rencontre, Daphné m’a dit à maintes reprises qu’Anthony ne serait pas à l’appartement, qu’il était à Québec selon son entourage et qu’elle pouvait aller récupérer ses effets personnels sans la police. Mais, moi j’insiste pour dire qu’on va l’accompagner.» 

Selon la version offerte par la policière, Daphné n’a pas attendu les policiers devant son appartement. Elle est entrée à l’intérieur de sa résidence et malheureusement, on connait la suite. Elle a été assassinée. 

En arrivant sur les lieux, l’agente Brigitte Légaré a eu quelques difficultés à identifier le lieu de la résidence de la jeune femme.  

Finalement, quand elle se pointe devant l’appartement, un homme se dirige vers elle «et une voix masculine me dit : arrête-moi. Il a du sang sur lui. Je sors mon arme à feu, je le pointe et je lui dis qu’il est en état d’arrestation.» 

La policière a dû prendre une pause en matinée lors de la livraison de son témoignage, rattrapée par les émotions.

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