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Un projet pilote pour évaluer les impacts des activités maritimes

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Un projet pilote de 9 millions $ sera mené par l’Institut nordique de recherche en environnement et en santé au travail (INREST) pour récolter des données dans les zones maritimes de Saguenay et de Sept-Îles. 

Appelé Enviro-Action, le projet utilisera «des instruments de lecture en temps quasi réel en termes de secondes, des données sur la qualité de l’air, la qualité de l’eau et sur l’environnement acoustique», selon la ministre déléguée aux Transports, Chantale Rouleau.

Les gestionnaires des installations seront ainsi alertés en fonction des informations transmises en rapport avec les écosystèmes.

«La rivière Saguenay est un corridor exceptionnel pour la navigation et elle doit le rester», a estimé la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest. «Tous ceux qui pensent parfois que le développement économique ne va pas avec l’environnement, voilà aujourd’hui qu’on en est la preuve. Oui, on va naviguer sur le Saguenay avec tout le respect pour l’environnement.»

Les informations seront également pertinentes pour le port de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, a jugé son président et directeur général, Pierre Gagnon.

«Ces investissements en environnement sont à la base des gestes et des actions que nous devons poser afin d’assurer la pérennité de nos activités», a-t-il avancé.

Les données serviront également aux gestionnaires qui pourront être proactifs, a ajouté la directrice générale de l’INREST, Julie Carrière.

«La mise en place du projet Enviro-Action n’est pas de remplacer l’échantillonnage exigé par la règlementation en vigueur au niveau des suivis environnementaux, mais d’implanter un système de gestion préventive permettant d’alerter les gestionnaires», a-t-elle mentionné.

Avec ses installations portuaires situées à Saguenay, Rio Tinto est un partenaire de l’initiative, car l’entreprise n’a pas ces données qui seront fournies par le projet pilote.

«On a beaucoup de données, mais sur notre site et autour de notre site», a déclaré le directeur des opérations aux installations portuaires de la multinationale, Martin Lavoie. «Mais pour la rivière Saguenay, on n’a pas nécessairement toutes les données dont nous avons besoin.»

«Avec l’annonce d’aujourd’hui, il n’y a aucun lien avec GNL», a tout de même précisé la ministre Laforest.

Si le lien n’est pas avec le passé, il le sera toutefois avec les projets du futur.

«Il y a d’autres projets qui vont arriver prochainement», a indiqué Andrée Laforest. «En plus, avec l’outil Enviro-Action, on va le travailler autant au niveau économique que pour l’aspect de l’environnement.»

La directrice générale de Promotion Saguenay, Priscilla Nemey, préfère aussi regarder vers l’avant. «C’est difficile de se pencher vers l’arrière. Mais on sait une chose, ce sera utile dans le futur pour pouvoir attirer des projets d’envergure.»

Le président et directeur général de Port Saguenay, Carl Laberge, a quant à lui parlé d’un projet pilote précurseur. «C’est certain que d’avoir de meilleures connaissances de notre environnement, ça va nous aider» .Si l’expérience est concluante, Québec pourrait étendre le projet pilote à d’autres zones maritimes sur le Saint-Laurent.

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