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La FIQ et la FIQP demandent des investissements dans le réseau public

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D'un front commun, les fédérations des professionnelles de la santé demandent des investissements de la part du gouvernement. Elles veulent l'amélioration des conditions de travail des employés et un plus grand financement pour les soins à domicile. 

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Encore 4 000 aînés attendent un lit dans un CHSLD dans la province. Près de mille d'entre eux sont placés dans les hôpitaux. Des projections chiffrent la facture à 4 milliards de dollars en cinq ans.

«Si on ne le fait pas, expliquez-moi comment on va faire pour placer toutes les personnes qui sont en attente d'une place en CHSLD. Avant de les sortir de chez eux, je pense qu'il y a moyen d'augmenter l'offre de services aux soins à domicile», répond la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, secteur privé (FIQP), Sonia Mancier.

Les besoins sont réels en Mauricie – Centre-du-Québec, qui se trouve à être l'une des populations les plus vieillissantes de la province. «L'investissement va être nécessaire pour être capable de couvrir l'ensemble des soins que la population va avoir de besoin, de garder le plus possible les gens à domicile, mais aussi de couvrir les résidences privées», fait voir la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et Centre-du-Québec, Nathalie Perron.

Mais tous les secteurs du réseau de la santé sont confrontés à la même problématique, soit la pénurie de main-d'œuvre. Les présidentes sont unanimes, elles soutiennent que le gouvernement doit rendre le métier plus attractif avec une série de mesures.

«Il faut y aller avec quelque chose de très, très ferme dans les décisions. On aboli le temps supplémentaire obligatoire, on met en place une loi sur les ratios professionnelle-patients, on améliore les horaires de travail pour les professionnelles en soins incluant une conciliation travail-famille et on met des investissements qui sont récurrents dans le réseau de la santé, sans oublier une planification de main-d'œuvre qui doit être faite, qui date de 20-21 ans», explique la présidente de la Fédération des interprofessionnelles de la santé du Québec (FIQ), Julie Bouchard.

Mme Bouchard a aussi glissé quelques mots sur les primes accordées aux travailleuses durant la pandémie, lors de la rencontre avec les médias à Trois-Rivières mardi. Le retrait de ces primes est prévu pour le 16 avril, une décision «précipitée», selon la présidente.

«Comment fera-t-on pour passer l'été si la majeure partie des incitations financières ne sont pas de retour?», se questionne-t-elle. Mme Bouchard a souligné que près de 5,3 milliards de dollars ont été distribués en primes temporaires et que cet argent devrait rester dans le réseau public de la santé.

Mme Mancier et Mme Perron sont du même avis. «Il faut qu'il y ait des incitatifs parce que c'est très difficile au niveau physique et psychologique, ce qui se passe», ajoute Nathalie Perron.

L'objectif des investissements est de contrer l'exode des travailleuses vers le secteur privé. En ce moment, plus de 35% des infirmières quittent leur emploi après cinq ans de carrière, affirme Mme Mancier.

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