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Sacrons patience aux madames, la suite

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Ce mois-ci, en couverture du Elle Québec, Sarah-Maude Beauchesne et ses jambes spaghettis (c’est elle qui les qualifie de même). J’ai vu quelques photos de la séance avant la parution, et j’ai trouvé ça TRÈS joli.  

J’étais contente pour Sarah-Maude. Je me réjouissais pour elle d’avoir le privilège de faire le cover d’un magazine que je dévore depuis que je suis adolescente, une institution de papier glacé comme le sont Clin d’œil et Châtelaine. J’étais excitée, aussi, de savoir que Léa Stréliski, une autre femme que j’admire, y signait un portrait de l’autrice. 

Femmes de mots sexy

Je me disais qu’enfin, on avait atteint cette époque bénie où les femmes ne seraient plus présentées de façon unidimensionnelle. On se sortait enfin de la dichotomie de la vierge et de la putain. Mais c’était trop beau. Fallait qu’il y ait des monsieurs et des madames qui viennent s’insurger contre le fait qu’on ait photographié l’entrejambes d’une femme de lettres.  

  • Écoutez la rencontre Stréliski – Cyr à l’émission de Geneviève Pettersen diffusée chaque jour en direct 15 h via QUB radio :   

Parce qu’on oppose tout le temps l’intelligence des femmes à leur sexualité. Comme si une fille qui gagne sa vie avec sa tête ne pouvait pas avoir envie, elle aussi, de montrer son corps. Comme si ça lui enlevait des points de QI.

Consentante 

Plusieurs ont aussi sous-entendu que Sarah-Maude Beauchesne avait cédé sous la pression de la rédaction et que ce n’était pas un bon exemple pour nos jeunes filles. Franchement !  

Mettons qu’en termes de modèle pour nos ados, il y a pire. Sarah-Maude a toujours raconté ses histoires de cœur et de fesses. C’est fort bien fait et c’est libérateur pour un paquet de femmes et de filles. C’est donc tout à fait « dans le personnage » de prendre la pose ainsi. 

« Personne m’a imposé rien, pis j’assume chaque millimètre d’entrejambes et de mamelon », m’a-t-elle dit. Dès qu’une femme ose montrer un peu de peau, on la discrédite. Encore plus si, dans notre tête, elle n’a pas besoin de le faire (lire : si on la qualifie d’intelligente). C’est terrible de penser ainsi. 

Non, la belle autrice n’avait pas « besoin » de se révéler ainsi. Mais elle avait le goût. C’est tout.    

  • Écoutez aussi la rencontre Pettersen et Dutrizac diffusée chaque jour en direct 11 h 30 via QUB radio :   

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