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Ukraine: 19 bébés de mères porteuses coincés

Ukraine: 19 bébés de mères porteuses coincés
AFP

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Une pouponnière improvisée dans un sous-sol à Kyïv, en Ukraine, accueille 19 bébés de mères porteuses, quand des dizaines d’entre elles à travers le pays ne savent pas ce qu’elles vont faire des enfants qu’elles portent. 

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Le «New York Times» a suivi ces femmes qui risquent leur vie pour sauver les bébés de parents qui, à cause de la guerre en Ukraine, ne peuvent aller chercher leur enfant né d’une mère porteuse.

Dans un sous-sol à Kyïv, Ludmila Yashenk est l’une des nourrices qui s’occupent de 19 bébés nés de mères porteuses. Malgré les combats, et les supplications de son mari et de ses fils, elle a refusé de quitter la ville et d’abandonner ses collègues ainsi que les enfants.

«Je resterai ici jusqu’à ce que tout soit revenu à la normale», a-t-elle déclaré au «New York Times».

L’Ukraine est l’un des rares pays qui permet aux couples étrangers hétérosexuels d’avoir recours à une mère porteuse. Il y aurait actuellement près de 500 Ukrainiennes portant l’enfant de couples étrangers.

Le directeur de l’entreprise qui gère la pouponnière, Albert Tochilovsky, a expliqué que le choix de laisser les bébés à Kyïv et de créer une pouponnière improvisée dans un sous-sol avait été difficile. L’autre option était de conduire une quarantaine de femmes presque à terme à travers des zones de combat pour tenter de les mettre en sécurité.

Certaines personnes auraient déjà quitté l’Ukraine avec des enfants, mais les législations plus strictes de certains pays font craindre aux mères porteuses de devoir reconnaître légalement les bébés ou d’empêcher les parents de pouvoir le faire.

Svitlana Burkovsa, intermédiaire pour une agence de mères porteuses, a déjà emmené deux nouveau-nés près de la frontière slovaque à Oujhorod, où elle a recruté une nourrice qui veille sur les bébés. Elle essaye également de trouver une place en maternité à l’ouest du pays à deux mères porteuses presque à terme, qui se trouvent proche de Kyïv.

Pour rappel, la semaine passée, l’armée russe a bombardé une maternité à Marioupol. Une femme, dont la photo avait fait le tour du monde, ainsi que son bébé n’ont pas pu être sauvés.

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