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Le secret des records selon Bernard Parent

Bernard Parent
Photo d'archives Bernard Parent

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Le gardien des Rangers de New York Igor Shesterkin s’éloigne du record d’efficacité de ,944 (sur au moins 40 matchs) établi par Jacques Plante en 1971 avec les Maple Leafs de Toronto, un exploit dont son ancien partenaire, l’illustre Bernard Parent, se souvient très bien. 

Shesterkin affichait un taux d’efficacité de ,938 avant le match d’hier au New Jersey. En estimant qu’il joue dans 15 des 19 derniers duels des Rangers, il ne devra pas accorder plus de 20 filets (moyenne de buts accordés de 1,33) pour finir à ,944 et pas plus de 27 (1,80) pour être à ,940.  

Le record de ,944 de Plante a des chances de tenir encore longtemps. En 1970-1971, il avait joué pour ,900 dans 35 de ses 40 sorties (87,7 %), dont 25 à ses 26 dernières. Un taux de matchs de qualité de 87,7 %, c’est le summum de la constance. Shesterkin domine la LNH présentement à 80 %. 

La saison parfaite 

La marque de Parent de 47 victoires (en matchs de 60 minutes) avec les Flyers de Philadelphie en 1973-1974 (47-13-12/,932/1,89 et 12 jeux blancs) risque de durer. Martin Brodeur et Braden Holtby ont bien atteint les 48 gains, mais à l’aide de la prolongation et des tirs de barrage. On ajoute la coupe Stanley, le trophée Vézina et le trophée Conn-Smythe, et ce fut la saison parfaite pour Parent en 1973-1974. Idem en 1974-1975. 

Comment arrive-t-on à de tels niveaux d’excellence ? 

« Lorsque je suis passé des Flyers aux Leafs [au début de 1971], j’ai vu la chimie qui existait entre Plante et ses défenseurs et ce n’était pas du hasard, a rappelé Parent en entrevue téléphonique. Tout est dans la communication. Jacques analysait chaque situation de jeu et en discutait avec ses défenseurs de sorte que chacun connaissait son rôle et savait ce que l’autre allait faire. »  

La communication 

« J’ai rapidement compris l’importance de la communication. Jacques était un grand athlète et à 42 ans, il était dans une forme splendide, mais pour établir des records, il faut travailler en équipe et chacun doit connaître le rôle de l’autre. » 

« C’était du hockey de corridor à l’époque et on savait comment nos défenseurs allaient forcer nos adversaires vers l’extérieur. Résultat, 90 % des tirs que l’on recevait étaient dirigés du côté court. C’était non seulement plus facile à arrêter, mais c’était aussi plus facile de contrôler les rebonds. Les défenseurs savaient d’avance où Jacques et moi allions diriger la rondelle. » 

« Le hockey moderne est plus complexe, admet Parent, mais l’importance de la communication demeure. » 

Jamais fatigué 

« Bernie » a été le premier gardien à jouer plus de 70 parties (73) et un concept moderne l’agace, soit celui de la culture du repos.  

« Je jouais tous les matchs et je n’étais jamais fatigué, rappelle-t-il. Je ne comprends pas cette idée que l’on doive faire reposer un gardien. En jouant tout le temps, tu bâtis du rythme, de la confiance et de la cohésion. Je suis convaincu que l’on va revoir des gardiens jouer 70 matchs et plus. » 

Chose certaine, ceux qui l’ont vu jouer n’oublieront jamais Bernard Parent.

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