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Pas de libération pour la dangereuse kidnappeuse

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Une femme qui a enlevé sa nièce de 8 ans pour une chicane d’héritage en juin 2019 s’est vu refuser sa liberté conditionnelle, car elle représente encore « un risque inacceptable » pour la société.

« Vous avez aussi reconnu que sans un traitement approprié, vous représentiez une dangerosité pour la société », est-il indiqué dans la décision de la Commission des libérations conditionnelles rendue le 17 mars.

La femme de 57 ans, qu’on ne peut nommer pour ne pas identifier sa victime, purge une peine de 2 ans et 5 jours pour enlèvement et séquestration d’une mineure, ainsi que pour déguisement dans un dessein criminel.

Le 4 juin 2019, elle a fait monter de force dans sa voiture sa petite nièce qui marchait vers l’école, à Laval. Elle s’était identifiée sous un faux nom, portait une perruque et des lunettes de soleil.

Sa victime ligotée

Une alerte Amber avait été déclenchée. Des policiers de Richelieu–Saint-Laurent avaient reconnu et arrêté la fuyarde un peu plus tard à Belœil, sur la Rive-Sud. L’enfant avait les mains ligotées, mais n’était pas blessée.

Dans une lettre à la Commission, celle à qui on a diagnostiqué un trouble de personnalité limite et d’adaptation a soutenu ne jamais avoir « voulu faire de mal volontairement à un enfant ».

La quinquagénaire a exécuté ce plan pour assouvir « un désir de vengeance » envers son frère, père de la victime.

Elle était en colère depuis des années à cause de l’héritage de leur père.

Depuis son incarcération, les intervenants en milieu carcéral considèrent qu’elle démontre des difficultés de gestion de colère, d’agressivité, d’impulsivité et de relations interpersonnelles.

Ses réactions sont « incontrôlables et agressives, voire violentes ».

« Votre comportement peut encore être réfractaire et des conflits relationnels avec vos codétenues sont aussi présents », peut-on lire.

Pas consciente

La femme a fait l’objet de deux avis écrits et huit rapports disciplinaires, liés à son langage envers le personnel, son implication dans des bagarres, son refus de se conformer et à des bris de biens.

Son comportement lui a d’ailleurs valu trois transferts d’unités, le plus récent étant survenu à la fin février. 

« Votre potentiel d’agressivité est non négligeable et vous ne semblez pas en prendre totalement conscience. [...] Il appert que vous devenez agressive lorsque les choses ne se passent pas comme vous le voulez », est-il souligné. 

Même si elle a exprimé des remords, la kidnappeuse ne peut plus avoir de contacts avec sa victime et ses parents. Son potentiel de réinsertion sociale est évalué à « modéré ».

Elle n’avait aucun antécédent.

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