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Une grand-messe américaine

Ce championnat s’est établi comme un classique du sport universitaire ayant d’importants impacts

Une grand-messe américaine
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SAN ANTONIO | Pour plusieurs raisons, le March Madness est un événement qui porte parfaitement son nom. Que ce soit pour l’ambiance festive, les innombrables surprises ou l’intérêt monstre qui est porté au tournoi de basketball universitaire, la folie est à l’honneur.

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Dans les rues de San Antonio, où les équipes des universités de l’Arizona, Houston, Villanova et Michigan sont à l’œuvre, la fébrilité est palpable. La clientèle étudiante partisane qui envahit les lieux, couplée au cachet tropical de la ville texane, procure une sensation enveloppante de destination vacances en mars.

L’événement plus grand que nature, présenté pour la 83e fois depuis le championnat original de 1939, ne cesse de captiver l’imaginaire et devient le rêve ultime de nombre de basketteurs qui n’auront pas tous l’opportunité ensuite de passer dans la NBA.

Cette année, six joueurs québécois participaient à la compétition masculine et seul Bennedict Mathurin, avec les Wildcats de l’Arizona, demeure en vie.

« C’est quelque chose de vraiment spécial. Tout le monde n’a pas la chance de jouer au March Madness. Je suis conscient de ce que je vis en ce moment parce que c’est une opportunité rare pour quelqu’un de chez nous. Je fais en sorte d’en profiter et je suis reconnaissant », a mentionné le Montréalais, en entretien avec Le Journal.

Les spectateurs au March Madness sont intenses et émotifs, comme ceux-ci lors de l’affrontement entre les Wolverines de Michigan et les Volunteers de Tennessee, samedi.
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Les spectateurs au March Madness sont intenses et émotifs, comme ceux-ci lors de l’affrontement entre les Wolverines de Michigan et les Volunteers de Tennessee, samedi.

Plus de mises qu’au Super Bowl

Si, au Canada, le March Madness prend tranquillement une belle envolée, c’est devenu depuis longtemps la grand-messe du basketball aux États-Unis. Et le nombre de croyants ne cesse de se multiplier.

Des preuves ? Les plus récentes estimations indiquent que 36,7 millions d’adultes au pays remplissent le traditionnel tableau (bracket) des 68 équipes présentes en début de tournoi afin d’y aller de leurs prédictions.

Mieux encore, approximativement 47,4 millions d’Américains entendaient miser de l’argent sur les parties. Le site WalletHub écrit que pas moins de 10 milliards $ auront été misés au terme du présent tournoi, soit 30 % de plus que pour le Super Bowl.

Au terme des matchs de jeudi soir et de samedi pour les rondes du « Sweet 16 » et du « Elite 8 », les équipes du carré d’as passeront au « Final 4 », présenté à La Nouvelle-Orléans. L’impact économique pour la ville de la Louisiane est estimé à 200 M$ pour ces rencontres qui auront lieu du 2 au 4 avril. Difficile d’imaginer à quel point le party sera épique !

Surprises inoubliables

Le March Madness séduit aussi par le lot de moments inattendus qu’il amène chaque année. 

Dimanche, les victoires de Miami (11e) et Iowa State (10e) étaient les quatrième et cinquième de ce tournoi pour des équipes classées au moins huit rangs plus bas que leurs adversaires. Cette fois, c’est Auburn (2e) et Wisconsin (3e) qui en ont fait les frais.

Et que dire de la plus belle histoire de l’événement, celle des Peacocks de l’université Saint Peter’s ! Classés 15es de leur section, ils ont renversé Kentucky (2e), pour ensuite refaire le même coup à Murray State (7e) pour passer en ronde des 16. 

Dans l’histoire, les deuxièmes têtes de séries montraient une fiche de 135-9 face aux équipes classées 15e avant ce petit miracle. N’est-ce pas là toute la beauté du March Madness, lorsque même une institution du New Jersey d’à peine 3500 étudiants vit son moment de gloire ?

Grands moments

Pour les plus gros canons comme Mathurin et l’Université de l’Arizona, le tournoi est l’occasion de laisser des marques indélébiles. 

C’est exactement ce que le Québécois a réalisé avec un dunk qui a fait la manchette partout, dans la victoire en prolongation contre TCU, dimanche.

« Ben fait partie de ces joueurs droitiers qui s’élancent vers la gauche et qui plantent ensuite leur pied droit pour s’envoler et exploser avec une grande puissance », a noté son entraîneur Tommy Lloyd.

Parions que la banque de souvenirs pourrait se regarnir d’exploits face à Houston, jeudi soir...

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