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Un pari métal-symphonique audacieux et réussi

AnesthesiA et l’OSQ interprètent avec brio la musique de Metallica

AnesthesiA
Photo courtoisie, Marc-Éric Baillargeon La formation AnesthesiA, accompagnée par 50 musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec, ont interprété la musique de Metallica.

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François Laverdière n’avait jamais mis les pieds, avant la semaine dernière, au Grand Théâtre de Québec. Vendredi, il a triomphé, sur scène, avec ses potes de la formation AnesthesiA et 50 musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec et la musique de Metallica.

Le pari, disons-le, était audacieux et à haut risque. Quatuor monté, il y a deux ans et demi, en prévision de ce premier de deux concerts, le chanteur-guitariste François Laverdière, le guitariste Anthony Hadjedi, le bassiste Christian Labonté et le batteur Éric Leblond faisaient face à un énorme défi.

La ville de Québec est un château fort de Metallica et les amateurs sont exigeants. Et le sceau d’approbation, les musiciens d’AnesthesiA l’ont obtenu à la fin de Master of Puppets, troisième pièce de la soirée. La foule, qui remplissait la salle Louis-Fréchette, s’est levée d’un bloc. C’était gagné. 

Le quatuor, concentré en début de prestation, est solide. Ils livrent la marchandise. La voix de François Laverdière surprend. On ferme les yeux et on croirait que James Hetfield est dans le Grand Théâtre.

Sa voix deviendra plus émotive, plus tard, lors de Nothing Else Matters qu’il a dédié à ses parents.  

AnesthesiA
Photo courtoisie, Marc-Éric Baillargeon

Ambiance

Les musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec, sous la direction du chef David Martin, ont lancé le concert avec l’incontournable The Ecstasy of Gold d’Ennio Morricone qui réussit toujours à faire lever le poil sur les bras.

Le guitariste Anthony Hadjedi arrive sur scène et joue les premières notes de The Call of Ktulu. Le batteur Éric Leblond s’installe dans sa cage de plexiglas, le bassiste Christian Labonté suit et François Laverdière arrive en faisait les signes de « devil » avec ses doigts. Il a un large sourire sur son visage.

Un spectateur agite un drapeau du Québec dans le parterre. Le chanteur-guitariste se retourne et s’approche des violonistes de l’OSQ pour jouer devant et avec eux. Une bien belle image. Le public se lève. Ça scande « Master Master ». Il y a de l’ambiance.

Après cette pièce, François Laverdière offre présente le chef Martin et l’OSQ qui est ovationné sur le coup. 

Les 50 musiciens, amplifiés, n’ont jamais été enterrés par la formation Anesthesia. On les a très bien entendus lors des Sad But True, lors de la très bonne version de Wherever I May Roam, durant Harvester of Sorrow, Orion et surtout pendant Enter Sadman avec des cuivres explosives. 

Au retour de l’entracte, les quatre musiciens étaient encore plus à l’aise. Ils l’ont démontré durant Blackened et For Whom the Bell Tolls. Le bassiste Christian Labonté a offert une belle version de (Anesthesia) Pulling Teeth en hommage à Cliff Burton.

On connaissait certaines versions, pour les avoir entendus sur les albums S&M, mais on a aussi eu droit à quelques nouveautés avec Harvester of Sorrow, Orion, Blackened, Fade to Black et l’électrisante Seek and Destroy qui a mis un terme à cette soirée fort réussie.

  • L’Hommage à Metallica symphonique est à nouveau présenté ce soir au Grand Théâtre de Québec.
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