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Une bouffée d'air frais pour les croisières

Une bouffée d'air frais pour les croisières
PHOTO COURTOISIE PORT DE SEPT-ÎLES

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L’industrie des croisières internationales a été une des premières affectées par la pandémie. Au Canada, elle est une des dernières industries à redémarrer. Mais après 2 ans de pause, un premier navire de croisières arrivera au Québec dans un mois. 

Le Viking Octantis, un navire d’expédition tout neuf, fera escale aux Îles-de-la-Madeleine le 23 avril pour se rendre à Sept-Îles le lendemain.

«On va essayer de faire un happening avec ce premier navire», a souligné la nouvelle cheffe d'escale de Destination Sept-Îles Nakauinanu, Suzanne Cassista.

Des mesures strictes, dont l’obligation vaccinale pour tous les passagers et membres d’équipages, sont maintenant en place.

«On est très content. Ça a pris du temps avant que Transports Canada admette finalement que tout était sécuritaire et qu’on pouvait procéder à l’accueil des croisières. Le feu vert a été donné et là, ça bouge de plus en plus», s'est réjouie Mme Cassista.

Le redémarrage de l’industrie des croisières est accueilli comme une bouffée d’air frais au port de Havre-Sint-Pierre qui accueillera cette année 10 navires, dont le premier arrivera aussi tôt que le 5 mai.

«On est vraiment fébriles, a ajouté la directrice générale du port de Havre-Saint-Pierre, Odessa Thériault. C’est une annonce qu’on attendait depuis longtemps avec impatience. Pour le port de Havre-Saint-Pierre, les croisières internationales, c’est pratiquement 50% des revenus annuels. Donc, c’est 2 années très difficiles dernière nous. C’est vraiment avec un grand soulagement qu’on va accueillir notre premier navire.»

Le directeur général des Croisières du Saint-Laurent, René Trépanier, a abondé dans le même sens : «En 2019, l’industrie des croisières a injecté 700M$ dans l’économie du Québec. On a perdu près 1,5G$ au cours des deux dernières années. Bienvenue le retour des bateaux de croisières!»

Au total, 300 escales sont prévues en 2022 dans les 9 villes regroupées par l’association des croisières du Saint-Laurent. C’est 30% de moins que l’achalandage habituel. Mais le retour aux années normales pourrait survenir plus tôt que prévu.

«On se donnait 3 ou 4 ans. Mais sincèrement, les signes sont vraiment encourageants. Les gens veulent retourner en croisières», a observé M. Trépanier.

L’image de l’industrie des croisières a été particulièrement ternie au début de la pandémie avec des confinements de passagers qui n’en finissait plus.

Aujourd’hui, les compagnies tentent de convaincre les touristes que leurs navires représentent une des façons les plus sûres de voyager avec l’application de nombreuses mesures sanitaires et une réorganisation des escales. C’est notamment le cas à Baie-Comeau, où l’accueil des croisiéristes est désormais intégré dans la structure municipale.

«La transition est en mode accélérée ces temps-ci. On a bien hâte. Il y a une relance auprès de nos guides et agents d’accueil. On les a rencontrés récemment, ils sont très fébriles de recommencer. Sinon, après deux ans, effectivement, il faut se remettre dans le bain», a indiqué le directeur des communications et du tourisme de la Ville de Baie-Comeau, Mathieu Pineault.

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