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«Je suis à la recherche de l’harmonie et non de la confrontation»

Annie Larouche
Photo Agence QMI, Joël Lemay La vice-présidente opérations de l’Alliance de Montréal, Annie Larouche photographiée devant le logo de l’équipe.

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Annie Larouche, vice-présidente opérations, de l’équipe de basketball Alliance de Montréal, ne croyait jamais un jour se retrouver à la tête d’une équipe professionnelle, car à l’époque, il n’y avait que le Canadien et les Expos. Annie, une femme forte de caractère, a surmonté le tragique suicide de son frère, Benoit, il y a onze ans. Néanmoins, elle me l’a répété à plusieurs occasions : « il est toujours présent dans ma vie ».

Entrevoyons la jeunesse de cette femme qui préconise l’harmonie.


Vous avez déménagé souvent.

C’est la chicane autour du divorce qui me bouleversait. Toutefois, cette ambiance me permet aujourd’hui d’être à la recherche de l’harmonie sans nécessairement fuir les conflits, mais plutôt, de trouver des modes de solutions.


Votre dessert favori est la préparation de gâteau non cuit.

Oui ! À l’âge de huit ans, j’ai commencé à faire de la cuisine grâce au livre de recettes que ma voisine m’avait donné. J’ai fait du pudding aux chômeurs et plusieurs autres mets.


Votre première expérience avec un mélangeur ne fut pas plaisante.

J’avais huit ans. Soudainement, j’entends le cri de ma mère : « ANNIE ! ton bol à mélanger s’est renversé et le plancher est tout collant ».


Vous aimiez faire du vélo et de la gymnastique.

Je me déplaçais continuellement à vélo. À quatre ans, je faisais « du gym » et dès l’âge de huit ans, je m’entraînais au club Les Asymétriques, au moins quinze heures par semaine.


Votre père est un admirateur d’Elvis Presley.

Papa nous a imprégné la joie de vivre. Il nous a aussi fait découvrir, comme il le disait si bien, « les “records” en vinyle d’Elvis Presley ».


Le jour du décès d’Elvis, votre père a pleuré.

Je le vois encore en sanglots, assis dans sa chaise avec les immenses écouteurs sur ses oreilles au son de la musique d’Elvis qui résonnait.


Si tu veux quelque chose, n’attends pas après, personne ne va te le donner.

C’est la leçon que maman m’a enseignée.


Vous étiez super active.

Encore aujourd’hui, je suis super active toujours à la recherche de nouveaux défis. Je fabriquais des bracelets en cordon que je vendais par la suite. À l’âge de 14 ans, j’étais une gardienne à plein temps pour des familles.


Décrivez-moi une soirée de détente.

C’était un souper chez « Mona Lisa », au son d’un chansonnier, ou une sortie au restaurant chinois On Rock Garden sur la rue Fleury.


Vous aimez le cinéma.

Mon cousin qui travaillait au cinéma Rialto me permettait de voir mes grands classiques, Grease, ET, Benji et Xanadu.


Vos vacances dans un chalet qui n’avait pas d’électricité.

Nous allions au magnifique chalet en bois rond de mon grand-père tout près de Sainte-Agathe-des-Monts. Je vois encore mon grand-père utiliser une pompe à l’huile pour remplir les lampes.


Une belle ambiance familiale régnait.

Le soir, c’est une partie de toc au son des criquets alors qu’on apercevait des mouches à feu survoler près du chalet. Jacques Doucet et toi, vous faites partie de ma jeunesse.


Pourquoi de la laine d’acier ?

Une fois que mon grand-père avait fini de couper son bois, nous nous installions sur des chaises longues pour écouter le baseball, avec de la laine d’acier au bout de l’antenne de la radio transistor pour capter les ondes. De gauche à droite, en avant, en arrière, jusqu’à ce qu’il nous dise de ne plus bouger.


Le monde du cheerleading a fait partie de ta jeunesse.

Ma postulation à l’équipe de football La Machine avait été égarée. Je me suis rendu au Stade olympique où l’école de Danse Claude Pilon m’a offert la possibilité d’amorcer ma carrière de cheerleader. Par la suite, ce fut avec les Roadrunners, l’équipe de basketball les Dragons et finalement avec les Alouettes.


La loyauté c’est important.

Caroline Ouellette, la grande Tina Joubert, car elle fait plus de six pieds, et Claude Bolduc qui est devenu un policier, ont toujours été présents pour moi.


Parlez-nous de l’influence de Larry Smith.

Larry Smith m’a enseigné trois valeurs : « chacun a son moment de gloire, souviens-toi d’où tu viens, et ne t’en fais pas avec les choses que tu ne peux pas maîtriser ».


Une soirée avec Michelle Obama, mais pourquoi avec Paul Houde ?

Assise dans ma chaise avec mon immense sac de pop-corn au beurre à l’écouter décrire ses expériences dans le sport, sa passion pour l’astronomie et le cinéma. À bien y penser, j’aimerais ajouter une rencontre avec Danielle Sauvageau qui me permettrait d’élargir mes connaissances du sport.


Vous avez deux magnifiques enfants.

Ma fille de 14 ans, Kélina est la protectrice des droits de la société. Mathis est un « Roger Bontemps » qui en revanche aime le monde des affaires. Mon conjoint, c’est un Français avec qui j’ai des discussions sur tous les sujets imaginables. Je suis choyée de l’amour que mes enfants, mon conjoint et moi partageons.


Votre frère Benoit s’est suicidé il y a 11 ans.

C’est une épreuve qui a ébranlé toute la famille, encore plus mes parents. Aujourd’hui, on revit ce drame en famille surtout pour le garder toujours vivant dans nos pensées et celles de son fils et de mes enfants.


Sa présence est toujours à vos côtés.

Je porte toujours un pendentif avec les cendres de mon frère à l’intérieur.


« Benoit, trouve-moi une place de stationnement. »

Permettez-moi de rajouter avec un brin d’humour, c’est notre cri d’amour pour illustrer combien Benoit est toujours présent dans nos vies.

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