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Le Dr Lacroix a manqué de nuance, selon le plaignant

Le médecin a à nouveau défendu ses propos sur la pandémie

Dr Marc Lacroix
Photo d'archives Le Dr Marc Lacroix fait face à sept chefs d’accusation disciplinaires devant le Conseil de discipline du Collège des médecins, qui a pris la cause en délibéré.

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Le Dr Marc Lacroix a « manqué de nuance » en adoptant des « positions tranchées » au début de la pandémie sur un sujet qui était en dehors de son champ de compétence, a plaidé la partie plaignante devant le Conseil de discipline, lundi.

• À lire aussi: «Je ne suis pas un anti-masque», témoigne le Dr Marc Lacroix

Pressé de questions sur ses publications Facebook, notamment lorsqu’il a écrit « bouffon » au-dessus d’une vidéo du Dr Arruda datant de mars 2020, le propriétaire des Cliniques médicales Lacroix, qui fait face à une série d’accusations déontologiques pour avoir notamment critiqué « sans retenue les décisions prises en vertu de l’état d’urgence sanitaire », s’est défendu en parlant « d’incohérence » des autorités de santé publique.

À ce moment, le Dr Lacroix avait partagé à 22 reprises en 10 jours la vidéo de l’ex-directeur national de la Santé publique dans laquelle il mentionne que le masque donnait « une fausse impression de sécurité ». 

Alors que le gouvernement s’apprêtait à rendre le couvre-visage obligatoire, le Dr Lacroix avait aussi relayé la manifestation contre le port du masque obligatoire organisée par le complotiste Stéphane Blais.

« C’était une volte-face complète et c’est ça que je dénonçais », a expliqué le médecin, ajoutant qu’il ne connaissait pas l’organisateur de la manifestation à l’époque. 

L’avocat d’Olivier Bolduc, qui a déposé la plainte privée contre le Dr Lacroix, a utilisé les réponses du médecin en plaidoiries pour faire valoir qu’il avait « manqué de nuance » dans ses publications Facebook et ses entrevues avec Jeff Fillion à la radio CHOI.

Selon l’avocat, l’intimé a « manqué de modération », « miné l’autorité du gouvernement en santé publique » et « minimisé les impacts de la COVID ».

Le médecin avait le droit de s’exprimer dans les médias, assure la partie plaignante, mais « jamais il ne contredit » les déclarations de Jeff Fillion lors des entrevues, alors que contrairement au « polémiste », le médecin a le devoir de faire preuve de réserve. 

Liberté d’expression

En réplique, l’avocate du Dr Lacroix a fait valoir que les professionnels ont le droit de s’exprimer publiquement. « Il est au cœur de la liberté d’expression, a soutenu Me Mairi Springate. »

La présidente du Conseil de discipline a toutefois questionné l’avocate à plusieurs reprises pendant son argumentaire.

« Est-ce qu’il [ne] devait pas faire un minimum de vérification ? » a notamment demandé Marie-Josée Corriveau à propos de l’organisateur de la manifestation contre le masque obligatoire.

L’avocate estime que son client n’a pas « du tout dépassé les bornes ». Au contraire, elle a même déposé une requête en abus de procédure pour faire tomber toutes les accusations à la fin de la plaidoirie.

Le Conseil a pris cette requête de même que le verdict sur les chefs déontologiques contre le médecin en délibéré. 

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