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La haute direction du ministère de la Santé gonflée par la pandémie

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le premier ministre du Québec, François Legault.
Photo Stevens Leblanc Le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le premier ministre du Québec, François Legault.

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Pour lutter contre la pandémie, le gouvernement de François Legault a gonflé l’équipe de hauts fonctionnaires au ministère de la Santé. Il y a 60 % plus de sous-ministres qu’à son arrivée au pouvoir il y a quatre ans.

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Il y a quelques jours à peine, le pilote de la vaccination au Québec s’est vu récompensé. Daniel Paré a été nommé sous-ministre associé à la Direction générale exécutive et opérationnelle de la pandémie.

Une promotion pour celui qui occupait le poste de président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISS) de Chaudière-Appalaches jusqu’en décembre 2020, au moment où il a accepté de remplacer au pied levé le directeur de la campagne de vaccination, aux prises avec des problèmes de santé.

M. Paré fait désormais partie du club sélect des mandarins du MSSS, qui ne cesse d’accueillir de nouveaux membres depuis le début de l’épidémie de COVID-19. Ils étaient 10 en 2018 ; ils sont 16 maintenant, du jamais-vu.

Les mandarins de l’État sont si nombreux que la brochette de sous-ministres déborde de l’organigramme. On retrouve, dans ce cercle, plusieurs des gestionnaires les mieux payés de l’appareil public.

Arruda a conservé son salaire

Au début janvier, lorsque le Dr Horacio Arruda a démissionné de son poste de directeur national de Santé publique, il n’a pas laissé tomber ses fonctions de sous-ministre adjoint pour autant.

François Legault et Christian Dubé lui ont donné un nouveau mandat : « Appuyer le ministère dans différents dossiers et mandats spéciaux en matière de prévention, de promotion, de planification et de protection en santé publique ».

Le Dr Arruda a aussi conservé sa rémunération annuelle de base de 305 000 $, à laquelle s’ajoute une allocation annuelle de logement de près de 15 000 $ par an.

Le gouvernement a toutefois dû désigner un nouveau grand manitou de la Santé publique, un titre qui vient avec celui de sous-ministre adjoint. Par intérim pour le moment, Luc Boileau a hérité du même salaire que son prédécesseur. 

À l’orée de la pandémie, le gouvernement avait fait appel à Daniel Desharnais, l’ancien bras droit de Gaétan Barrette, pour venir prêter main-forte à l’équipe de hauts fonctionnaires.

Quelques semaines plus tard, la CAQ a promu une employée politique de Christian Dubé, Marie-Ève Bédard, au poste de sous-ministre à la Direction générale de la planification, de la prévention et de la protection en santé publique.

Cette dernière a œuvré dans plusieurs cabinets sous les précédents gouvernements libéraux. Elle a notamment dirigé le cabinet de l’ex-ministre de la Santé Yves Bolduc.

Au MSSS, on soutient que la machine administrative « s’adapte aux différentes situations ». La COVID-19 a donc amené le gouvernement à gonfler l’équipe de direction.

La porte-parole Marie-Claude Lacasse signale qu’un poste de sous-ministre a tout de même été créé en 2021 pour la protection de la jeunesse, une recommandation de la Commission Laurent.

Là pour rester

Mais tous ces emplois supérieurs disparaîtront-ils en même temps que le virus ou sont-ils appelés à perdurer ?

« Il est clair que le MSSS continuera d’assumer des mandats de grande envergure même après la pandémie et que la structure administrative devra permettre de mener à bien ces mandats. Il est donc difficile à ce moment-ci de préciser comment l’organisation pourra évoluer », répond Mme Lacasse.

Rappelons que le ministre Dubé doit d’ailleurs présenter demain les grandes lignes de son vaste projet de refondation du réseau de la Santé. 

Une équipe de hauts fonctionnaires nombreuse  

Voici la brochette de sous-ministres au ministère de la Santé et des Services sociaux et leur salaire de base. Notons que la moitié d’entre eux dispose également d’une allocation de logement de 14 700 $ et de frais de fonction de 2415 $ par an. 

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le premier ministre du Québec, François Legault.
Photo courtoisie

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