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Du rap à la Maison symphonique

ENT-Spectacle de l’OSM au rythme du hip-hop à Montréal.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Seule rappeuse au programme, Sarahmée a dédié sa performance à son frère Karim.

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La Maison symphonique de Montréal fut l’autel d’un mariage des plus inespérés mais fructueux mardi soir : celui de rappeurs québécois et de musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal.

On a pu constater, dès les premiers instants du concert, que le décorum auquel cette salle nous a habitués allait être négligé. Un surprenant pot-pourri de certaines des chansons les plus emblématiques du hip-hop, incorporant des œuvres de Dr. Dre et de Kanye West, a donné lieu à des applaudissements fournis du public.

L’incontournable Koriass a donné le ton à la soirée avec une interprétation colossale de sa pièce Éléphant. Il a même invité le public à se joindre à lui lors du refrain, une anomalie dans un décor aussi monumental.

Il est primordial de noter le sérieux et le professionnalisme de chacun des rappeurs qui ont foulé les planches mardi. Mis à nu par l’acoustique de la Maison symphonique et l’implication moindre de la foule, les artistes étaient dévoués à leur art pour offrir la performance la plus juste possible. 

L’étoile de la soirée revient toutefois à la cheffe d’orchestre Dina Gilbert, qui a composé avec un public peu discipliné et 10 rappeurs aux styles hétéroclites. Le tout avec un calme olympien et un style surprenant.

Bien que FouKi ait retenu l’attention en raison de sa prestance et de son charisme, l’artiste dont l’œuvre s’est le mieux adaptée à la musique d’orchestre est certainement le groupe Dead Obies. L’audience a d’ailleurs réservé sa première ovation à sa version titanesque de Break, présentée tout juste avant l’entracte.

Seule femme

En raison de l’absence de Calamine, qui était ennuyée par un problème de santé, Sarahmée était la seule rappeuse à l’affiche mardi. Elle a dédié son inspirante performance à son défunt frère Karim Ouellet, dont le décès inattendu a choqué le Québec. 

Le collectif Alaclair Ensemble complétait la programmation, amputé de son membre Robert Nelson. La classique Ça que c’tait a clôturé la soirée, une scène aussi cocasse qu’impressionnante.

L’OSM au rythme du hip-hop est le plus récent effort de l’ensemble pour mousser l’intérêt entourant la musique d’orchestre auprès d’un public plus jeune. Il faut croire que ce défi a été relevé : une supplémentaire a été ajoutée au calendrier, demain soir. 


♦ L’OSM annonçait, ce soir, que Koriass devait se retirer des concerts pour des raisons de santé.

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