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Réforme en santé: des idées qui remontent à plus de 20 ans

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Le plan de refonte du système de la santé dévoilé mardi par le ministre de la Santé, Christian Dubé, n’a guère surpris Michel Clair, qui avait présidé la Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux en 2000.

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«De façon générale, le plan de M. Dubé reprend des recommandations qu’on avait faites il y a 21 ans, et beaucoup de celles qui ont été faites par d’autres groupes qui se sont penchés sur les façons de réformer le système de santé», a noté M. Clair au micro de QUB Radio mercredi matin.

S’il se montre encouragé par le «plan ambitieux» de la CAQ, celui qui a été ministre dans divers ministères sous le gouvernement Lévesque dans les années 80 croit cependant qu’il faudra fouetter le ministère de la Santé pour l’amener à changer.

«Le ministère de la Santé, s’il y a quelque chose qu’il a fait la preuve, c’est qu’il est incapable d’effectuer des changements dans des délais courts», a lancé M. Clair.

«Ça va prendre des conseils ou des groupes d’intervention stratégique formés, oui de gens du gouvernement, mais aussi de gens qui connaissent le terrain pour pousser sur l’implantation et faire en sorte que les choses arrivent», a-t-il poursuivi.

Ce dernier a donné en exemple des recommandations formulées en 2000, comme la création de groupes de médecine familiale, qui tardent toujours à être déployés.

Or, la CAQ a un «gros atout» face à ses prédécesseurs; son ministre de la Santé et des Services sociaux, issu du milieu des affaires. «Ça me fait espérer que M. Dubé va regarder d’autres méthodes d’implantation que de se reposer sur une machine bureaucratique», a souligné M. Clair.

«Je n’ai rien contre les médecins – au contraire, je les apprécie – mais à la tête du ministère de la Santé, dans les vingt dernières années, on a surtout eu des médecins qui, sur le plan de la gestion, sont très conditionnés par ce qu’ils connaissent du réseau de la santé», a-t-il ajouté en référence aux nombreux médecins qui ont dirigé le ministère.

M. Clair se dit aussi en faveur d’une décentralisation de la prise de décision en santé. «Imaginons 30 secondes que le ministère des Ressources naturelles opérerait toutes les mines, les réseaux d’électricité, de transport de gaz. Vous diriez “vous êtes malade”», a-t-il ricané pour illustrer son propos en soulignant qu’à son avis, un ministère est là, avant tout, pour décider des objectifs à atteindre.

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