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Santé: le privé n'est pas miraculeux

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Le privé pour venir à la rescousse du réseau de la santé apparaît comme un levier important dans la refondation Dubé.

Cul-de-sac : 160 000 patients sont en attente de chirurgie. Outre les débats idéologiques, on doit opérer les gens, peu importe le réseau ; je suis d’accord.

Or, si le privé peut nous aider à redresser la situation, j’espère qu’on va apprendre du passé et ne pas croire que le privé est une solution magique à long terme.

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L’échec du privé dans la pandémie

Pendant la pandémie, on a vu deux grandes lacunes dans notre système.

La situation dans les établissements pour aînés 100 % privés était si tragique que le premier ministre a fini par prendre l’engagement de les ramener dans le giron public.

En regard du personnel, on a constaté que les agences de placement privées empiraient le problème en acceptant seulement de travailler sur les meilleurs horaires et à meilleur salaire. Le ministre Dubé a tranché : exit les agences privées.

Ces deux virages vers le privé nous avaient pourtant été vantés et devaient soulager le réseau public.

Le privé veut faire des profits

Le privé est plus efficace... on connaît la musique. Certes, dans les premiers temps, ces contributions privées viennent aider. Or, on constate rapidement qu’elles accentuent le problème.

Le privé est là pour faire de l’argent. Les cas lourds, les interventions délicates et les horaires difficiles n’intéressent pas le privé. On le voit d’ailleurs dans nos écoles secondaires où le fossé se creuse. Les établissements privés n’acceptent pas les élèves en difficulté qui échouent aux examens d’admission. Ces enfants nécessitant plus d’accompagnement se retrouvent dans un réseau public qui devient plus difficile à gérer, où les enseignants sont épuisés.

On pourrait aussi rappeler le règne libéral qui a mis fin à la croissance du réseau public de CPE pour favoriser les garderies privées, autre chantier où le privé a échoué.

On dit donc oui au privé, mais à petite dose.

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