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Aucune accusation portée par le BEI pour l'intervention policière à Sept-Îles

Bloc Sûreté du Québec SQ Police
Photo d'archives, Agence QMI

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L’intervention de trois policiers de la Sûreté du Québec pour maîtriser un homme violent à l’hôpital de Sept-Îles l’été dernier était justifiée, a conclu le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), qui a analysé les circonstances du décès d’un homme de 49 ans. 

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Aucune accusation criminelle ne sera portée contre les policiers à la suite de ce décès. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a conclu à la légalité de l’intervention et a estimé que les policiers ont fait usage de la force nécessaire.

L’événement est survenu le 24 juillet dernier quand trois policiers se sont présentés à l’hôpital de Sept-Îles pour assister l’équipe médicale au déplacement d’un patient et sa mise sous contention.

L’homme s’était enfermé dans une salle et tenait des propos agressifs.

Quand deux policiers ont réussi à entrer dans la salle, l’homme a foncé sur eux. Il se débattait et frappait.

Le terme «force surhumaine» est utilisé par le BEI dans son résumé des événements pour décrire le comportement de l’homme qui a finalement été maîtrisé par les policiers et le personnel de l’hôpital.

Un médicament lui a été injecté dans la cuisse pour le calmer, mais l’intervention ne s’est pas arrêtée là.

Alors qu’un policier maintenait la tête de l’homme au sol pour ne pas qu’il se frappe, ce dernier lui a mordu un doigt.

Les policiers lui ont ordonné à plusieurs reprises de lâcher le doigt, mais devant le refus de l’homme, les agents lui ont donné des coups de poing au visage. Une partie du doigt du policier a été complètement sectionnée par la morsure.

L’homme s’est par la suite calmé et est tombé en arrêt cardiorespiratoire. Son décès a été constaté après des tentatives de réanimation.

Le rapport d’autopsie a révélé que l’homme est probablement décédé d’une maladie coronarienne alors qu’il était en état de crise psychotique.

«Les coups de poing au visage, appelés frappes de diversion, étaient justifiés dans les circonstances de l’attaque violente au doigt de l’un des policiers. C’est ensuite que l’homme est tombé en arrêt cardiorespiratoire. Selon le rapport d’autopsie, l’emploi de la force envers l’homme, incluant celle des intervenants, n’est aucunement mise en cause dans le décès», a précisé le BEI dans son communiqué.

L’enquête démontre donc que la force employée par les policiers était raisonnable et nécessaire. Le BEI a rappelé que les policiers doivent souvent prendre des décisions difficiles et qu’on ne peut exiger qu’ils mesurent le degré de force avec précision.

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