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J’avais une passion pour le petit ballon rond et les avions

CF Montréal
Photo Pierre-Paul Poulin

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Gabriel Gervais, président et chef de la direction du CF Montréal, est un passionné de soccer. Lors de sa nomination, il était touché par la présence de ses anciens coéquipiers, qu’il décrit comme une grande famille.

Je voulais lui parler du légendaire explorateur Jacques Cousteau, pour lequel son père était le pilote d’avion de brousse. Cependant, je ne l’ai pas fait, car j’ai constaté que son admiration pour ses parents surpassait celle qu’il avait pour les gens que ceux-ci fréquentaient.


Vous êtes natif de Montréal et êtes ensuite allé vivre au Pérou.

Je suis né au Centre hospitalier de St Mary. Jusqu’à l’âge de mes cinq ans, la famille a demeuré dans le secteur V, à Brossard. J’ai fait ma prématernelle à Brossard avant qu’on déménage à Lima, au Pérou, où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 10 ans.


Comment vos parents se sont-ils rencontrés ?

Mon père, Guy Gervais, œuvrait comme pilote bénévole de Wings of Hope (Ailes de l’Espérance), et ma mère, Ruth Luna, était une bénévole missionnaire humanitaire au Pérou. Ma mère devait l’aimer beaucoup pour quitter la chaleur du Pérou pour aller vivre dans les hivers froids du Québec.


Votre père était le pilote de brousse de l’explorateur Jacques Cousteau.

Pendant deux ans, il était le pilote personnel de l’explorateur et commandant Jacques-Yves Cousteau, en Amazonie.


Vous étiez fier de votre père ?

Sans aucun doute. Cependant, mes amis étaient surtout très impressionnés que mon père soit le pilote de Jacques-Yves Cousteau.


Parlez-nous de l’influence de votre père.

Mon père a toujours été disponible pour les enfants, malgré le fait qu’il devait partir entre 5 et 8 mois par année pour des causes humanitaires. J’ai passé des heures à l’écouter me faire découvrir les différents aspects de l’aéronautique.


D’où vient votre passion pour le soccer ?

J’avais 5 ans lorsque le Pérou participait à la Coupe du monde, en Espagne. J’avais mes cartes de joueurs et la carte de la Mascotte Naranja, qui représentait une orange, que j’échangeais avec mes amis et ma famille. Par la suite, le talent de mon cousin m’a inspiré pour jouer au soccer.


Qui était votre joueur favori ?

Le défenseur Paolo Maldini du FC Milan, que je considère encore aujourd’hui comme l’un des plus grands.


Votre mère était le pilier de la famille.

Je suis encore ébloui de la façon dont elle s’est débrouillée pour prendre soin des trois enfants, Paul, Claudia et moi. Une fois au Québec, elle n’avait pas de permis de conduire, alors imaginez-vous comment elle a dû se débrouiller pour nous aider. Nous comptions beaucoup sur l’aide de nos voisins du secteur P, car il faut toujours garder en mémoire que mon père partait durant 6 à 8 mois pour rejoindre l’organisme Terre Sans Frontières.


Vous jouiez au soccer à Brossard.

J’ai fait beaucoup de sport de loisir, dont le soccer, le hockey, sur des patinoires extérieures, mais j’aimais aussi faire du vélo, du ski et jouer au tennis avant de jouer au soccer organisé.


Vous avez fait partie de l’équipe du Québec à deux occasions.

Ma première fois avec la formation U15, j’étais intimidé par le physique des joueurs. Ce fut l’inverse avec la formation U17, car j’avais grandi et amélioré ma musculation.


Vos vacances familiales n’étaient pas un tout-inclus.

Non, non ! Commençons par le Pérou. Nous fréquentions beaucoup la famille de ma mère, qui nous a tellement aidés. Toutefois, lorsque nous allions en voyage, j’aimais bien la région montagneuse de Machu Picchu.


Quand vous demeuriez au Québec, comment se passaient vos vacances ?

On allait à Portland, au Maine, au Nouveau-Brunswick, et à cela s’ajoutent, un peu plus tard, des voyages au Mexique et au Pérou pour revoir les membres de ma famille. La famille est très importante pour moi.


Quels sont votre musique et vos films favoris ?

J’aime la musique sud-américaine et, à l’occasion, le Groupe Metallica. Star Wars et Indiana Jones étaient mes films favoris.


Quel était votre premier emploi ?

J’étais responsable de la gestion des installations sportives à l’école secondaire Antoine-Brossard. J’avais mon bureau, alors cela me permettait d’effectuer mes travaux scolaires.


L’Université de Syracuse vous a octroyé une bourse complète pour jouer au soccer.

Auparavant, j’ai fréquenté l’école Le Moyne-D’Iberville, à Longueuil, avant que le nom soit changé, et par la suite le cégep Champlain et l’Université McGill, avant de m’envoler vers l’Université de Syracuse.


Patrice Bernier était votre coéquipier.

Nous avons passé deux magnifiques saisons ensemble. Nous étions traités comme des joueurs professionnels. Il ne faut pas oublier que la direction de l’Université de Syracuse faisait l’impossible pour notre réussite dans nos études.


Votre première voiture était une Chrysler New Yorker 1989 d’occasion avec la grosse roue arrière décorative.

Lorsque je suis allé à Syracuse, c’était la première fois que je quittais la maison. Mon oncle m’a vendu sa voiture pour la modique somme de 1 $. Mes coéquipiers ont bien ri de ma voiture, mais finalement, ils voulaient toujours voyager avec moi à cause de la qualité des sièges.


Vous avez deux jeunes fils.

Mon épouse, Catherine Laurin, et moi sommes très fiers de leurs réussites scolaires. Alexandre, 12 ans, est l’artiste de la famille, il joue du piano, excelle en mathématiques et aime les sports individuels. Tandis que Mathieu, 9 ans, aime les sports d’équipe, dont le soccer. On désire qu’ils maîtrisent une troisième langue, soit l’espagnol.


Mon épouse est une femme formidable qui nous appuie continuellement.

Catherine Laurin et moi partageons nos vies depuis dix-huit ans. Elle est toujours présente pour nous appuyer dans les beaux moments, et surtout lorsque nous avons une décision difficile à prendre. Elle est conseillère financière à la BMO, alors soyez assuré qu’elle planifie bien les finances familiales. Nous sommes choyés de pouvoir compter sur son amour, qui nous entoure.

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