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Une entreprise sur deux pense souffrir de l’invasion russe en Ukraine

Une entreprise sur deux pense souffrir de l’invasion russe en Ukraine
Photo d'Archives, Agence QMi

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La moitié des entreprises canadiennes croient qu’elles seront affectées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et craignent que ce conflit n’augmente la pression sur leurs coûts, affirme la Banque du Canada.

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En mars dernier, cette dernière a mené une enquête spéciale auprès d’entreprises canadiennes pour mieux comprendre les conséquences sur leurs affaires de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’institution fédérale en a dévoilé les résultats ce matin, en même temps que ceux de sa plus récente enquête sur les perspectives des entreprises.

Des coûts en hausse

Les risques de hausse sur les coûts est la conséquence de la guerre la plus souvent soulevée par les entreprises d’ici. Une hausse liée principalement à l’augmentation des prix de l’énergie et d’autres produits de base (minerais et blés, par exemples) nécessaires à leurs productions.

Les chefs d’entreprise craignent aussi que ce conflit n’entraîne de nouvelles perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, déjà passablement perturbées depuis le début de la pandémie à la Covid-19.

Parmi les entreprises qui s’attendent à ce que le conflit fasse monter les coûts de leurs intrants en raison des perturbations des chaînes d’approvisionnement, une majorité dépendent de biens provenant d’Europe et d’Asie.

Ces dernières anticipent une augmentation des coûts de transport et des délais de livraison plus longs. D’autres prévoient une réduction de la disponibilité des produits de base.

Incidences incertaines

Selon la Banque du Canada, l’invasion de l’Ukraine pourrait effectivement accroître les coûts des intrants des entreprises. Mais, selon elle, son incidence possible sur les ventes et les projets d’investissement des entreprises est moins certaine.

En outre, elle fait remarquer que plusieurs entreprises, en particulier celles qui sont liées aux secteurs de l’énergie et des autres produits de base, s’attendent à une hausse de leurs ventes.

D’autres, au contraire, croient que leurs ventes vont diminuer en raison des perturbations des chaînes d’approvisionnement et de l’incertitude accrue.

Main-d’œuvre et inflation

Par ailleurs, le nombre d’entreprises faisant état de difficultés de production liées à des problèmes de main-d’œuvre ou de chaîne d’approvisionnement aurait atteint un sommet,  selon les données du 1er trimestre de 2022 de l’enquête régulière de la Banque du Canada sur les perspectives des entreprises.

Compte tenu des pressions sur la production et d’une demande tout de même «robuste», les entreprises prévoient une «forte croissance» tant des salaires que des prix. Néanmoins, les entreprises qui ont été durement touchées pendant la pandémie prévoient une reprise de leurs ventes.

Enfin, les entreprises s’attendent à ce que l’inflation moyenne pour les deux prochaines années restent «élevées». Mais la plupart sont d’avis que l’inflation retombera près de la cible de 2 % dans trois ans, résultats de hausses des taux directeurs et de l’«amélioration» des chaînes d’approvisionnement.

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