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[VIDÉO] Cinglant affrontement entre Legault et GND sur l’environnement

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Dans un échange musclé à l’Assemblée nationale, le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a accusé le premier ministre d’être «dépassé» comme individu, par son époque et par l’environnement. François Legault réplique que les solidaires font de la vieille politique «passé date». 

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«En fin de semaine, il y a un ministre qui s’est confessé sans gêne, il a dit que c’était impossible pour lui de faire son travail. Malheureusement pour l’avenir du Québec, ce ministre-là, c’est le ministre responsable de la lutte aux changements climatiques», a dit Gabriel Nadeau-Dubois.  

Il réagissait ainsi à une affirmation du ministre Benoit Charette ce week-end dans La Presse selon laquelle il est impossible d’augmenter la cible de réduction des GES au Québec, comme le promettent les partis d'opposition à Québec.

Le gouvernement Legault prévoit une réduction de 37,5% des émissions d'ici 2030, alors que QS, notamment, s'engage à une réduction de 55%. 

Or, selon le plus récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l'humanité dispose de moins de trois années pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre. 

«Le Québec est capable d’en faire plus. Ça va prendre de l’ambition, du courage, pis ça va prendre de la vision et ça va surtout prendre un gouvernement capable de regarder un petit peu plus loin que le bout de son nez», a indiqué GND.  

«Le ministre de l’Environnement a démissionné face à l’urgence climatique. Est-ce que le premier ministre va demander à son ministre de l’Environnement de démissionner?» a demandé le solidaire.    

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«Passées date» 

Cette récrimination a fait bondir le premier ministre, qui a tenté de rectifier le tir.  

«Le chef parlementaire de Québec solidaire sait très bien que ce qu’il vient de dire n’est pas exact. Jamais le ministre de l’Environnement n’a dit que c’était impossible d’en faire plus en environnement», a premièrement mentionné M. Legault, avant de contre-attaquer et faire un clin d’œil à Catherine Dorion, qui considère que l’Assemblée nationale et les institutions démocratiques du Québec sont «passées date». 

«Et que fait le chef parlementaire de Québec solidaire? Il demande la démission d’un ministre [...] Québec solidaire fait de la politique passée date.»  

Les jeunes 

Selon GND, «c’est à cause des politiciens comme le premier ministre, de ses discours fatalistes, de ses discours de perdants. La planète brûle et le premier ministre justifie l’inaction. C’est irresponsable», a-t-il pesté, soutenant que les jeunes qui prendront connaissance de cet échange entre lui et le premier ministre comprendront pourquoi le Québec échoue en matière de lutte aux changements climatiques. 

François Legault a immédiatement repris la balle au bond, estimant que «les jeunes qui écoutent se demandent pourquoi il y a encore de la vieille politique» comme celle de QS qui se fait à l’Assemblée nationale.  

1950 et pelleteux de nuages 

Le chef parlementaire de QS en a toutefois ajouté une couche, allant jusqu’à dire que le premier ministre était une personne dépassée par son époque.  

«Des fois, j’écoute le premier ministre parler d’environnement et je me dis qu’il aimerait ça gouverner le Québec dans les années 1950. Il n’en aurait pas de problème à mettre des autoroutes partout, il n’en aurait pas de problème avec un débat sur un tramway, il n’y en aurait pas de problème d’étalement urbain. Le premier ministre est dépassé par la science, il est dépassé par son époque. En fait, monsieur le président, le premier ministre, il est dépassé, point final», a-t-il renchéri.  

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Afin de conclure le débat enflammé, le premier ministre a encensé le bilan environnemental de la CAQ, tout en décrivant les solidaires comme des pelleteux de nuages.  

«Le gouvernement de la CAQ propose 56 G$ d’investissement dans le transport en collectif et un plan de 7,6 G$. Que propose Québec solidaire? 60 G$? 80 G$? 100 G$? La réponse, c’est qu’ils n’en ont aucune maudite idée. Tout ce qu’ils veulent, c’est pouvoir pelleter des nuages», a-t-il signalé.  

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