/news/coronavirus
Navigation

La 4e dose élargie aux 60 ans et plus: une campagne de vaccination envisagée à l’automne

Coup d'oeil sur cet article

« La pandémie n’est pas terminée, elle est toujours là », a lancé mardi le directeur national de santé publique par intérim. Le Dr Luc Boileau opte pour la prudence et prolonge l’obligation de porter le masque dans les lieux publics intérieurs tout le mois d’avril. Devant une sixième vague qui ne s’essouffle pas, la quatrième dose est encouragée chez les personnes les plus vulnérables à la COVID-19. Une campagne de vaccination à l’automne est dans les cartons.

• À lire aussi: Le masque obligatoire au moins jusqu’au 30 avril au Québec

La 4e dose élargie aux 60 ans et plus

La protection offerte par le vaccin commence à décliner après cinq mois.

C’est pourquoi l’administration de la 4e dose est élargie aux Québécois âgés de 70 ans et plus dès mercredi, et aux sexagénaires à compter du 11 avril.

Notons qu’un intervalle d’au moins trois mois est exigé entre la première et la seconde dose de rappel du vaccin.

Pour les citoyens plus jeunes, une « campagne de vaccination » est envisagée pour l’automne, a fait savoir le Dr Jean Longtin, médecin microbiologiste au ministère de la Santé.   

Puisque le masque n’est pas une contrainte majeure, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, juge qu’il est tout à fait justifié de l’exiger dans les lieux publics jusqu’à la fin avril pour tenter de freiner la contagion.
Capture d'écran TVA Nouvelles
Puisque le masque n’est pas une contrainte majeure, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, juge qu’il est tout à fait justifié de l’exiger dans les lieux publics jusqu’à la fin avril pour tenter de freiner la contagion.

Le masque tout le mois d’avril 

L’obligation de porter le masque dans les lieux publics intérieurs sera prolongée jusqu’au 30 avril, a confirmé mardi le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau.

Selon lui, c’est « une chance » que cette mesure sanitaire soit encore en vigueur au Québec.

Certaines juridictions ailleurs au pays auraient bien aimé que le port du couvre-visage soit encore exigé sur leur territoire, à la lumière de l’ampleur de la 6e vague.

« Vivre avec le virus, ça ne veut pas dire de l’oublier », a renchéri le Dr Boileau.

Il ne craint pas de désobéissance civile entourant le maintien de la consigne.

Les autorités « réévalueront » à nouveau la situation entourant le port du masque d’ici la fin du mois. 

Un peu d’espoir pour les festivals

La température clémente des derniers jours fait déjà rêver aux activités estivales en plein air.

S’il a tenté de se faire rassurant pour les festivaliers, le Dr Luc Boileau ne possède pas pour autant de boule de cristal pour prédire l’avenir.

« On a vraiment beaucoup d’espoir que cette vague-ci va connaître un dénouement au cours des prochaines semaines, qu’on va pouvoir revivre avec le virus, parce qu’il va continuer à circuler », a-t-il dit.          

  • Écoutez l’entrevue de Benoit Dutrizac avec Ève Dubé, anthropologue à l'INSPQ, sur QUB radio:   

L’immunité s’estompe avec le temps

Se faire vacciner ou contracter le virus augmente la protection collective contre la COVID-19.

Seul hic, cette immunité ne persiste pas dans le temps et ne permet pas d’exclure complètement d’autres contagions ou manifestations graves de la maladie, a insisté mardi le Dr Luc Boileau.

C’est pour cette raison qu’il ne faut pas baisser la garde. « Avec ce virus-là, l’immunité qu’on acquiert baisse avec le temps. » 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.