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Tramway de Québec: Legault n’imposera pas de référendum, mais...

La Ville de Québec devra démontrer l’acceptabilité de son projet à «50% +1».

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Le gouvernement Legault donnera le feu vert à la poursuite du projet de tramway, avec ou sans rue partagée, mais à une seule condition : que le maire de Québec, Bruno Marchand, démontre que ses choix sont appuyés par « une majorité de citoyens ».

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Faudra-t-il organiser la tenue d’un référendum ? « Ce n'est pas au gouvernement du Québec de décider comment il s'assure d'avoir un appui de la population », a laissé tomber le premier ministre François Legault, mardi.

« Ce sera au maire de Québec de décider comment il fait ça », a-t-il ajouté, à la veille de l’adoption des décrets tant attendus par la Ville de Québec.

Sans ces autorisations gouvernementales, l’administration Marchand ne peut lancer les appels de propositions pour les volets infrastructures et matériel roulant du projet de tramway, dans lequel déjà plus de 250 millions $ ont été dépensés, sur un budget total qui frôle désormais les quatre milliards $.

Et de quelle ampleur devra être le niveau d’acceptabilité sociale ? « Minimalement, c'est 50 % + 1 », a lancé le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, après avoir quitté le Salon bleu. « C'est au moins une majorité de citoyens », a-t-il expliqué.

Changement de ton

Contrairement à ce que plusieurs avaient retenu de la querelle par médias interposés des dernières semaines, tout porte à croire que le gouvernement caquiste n’obligera pas le maire Marchand à reculer sur l'aménagement d'une portion de 500 m de René-Lévesque en rue partagée, pour le passage du tramway.

« L'aménagement puis le détail du tramway de Québec, c'est la responsabilité de la Ville de Québec », a reconnu en point de presse le premier ministre, qui s’est fait accuser, la semaine dernière, de s’ingérer dans un enjeu qui est de compétence municipale.

« Nous, notre responsabilité, puis la responsabilité de nos députés à Québec, c'est d'écouter les citoyens, a toutefois indiqué M. Legault. Et c'est pour ça que ce qu'on va demander au maire de Québec, c'est tout simplement de s'assurer qu'il y a une acceptabilité sociale. »

Mais selon nos sources, dans les rangs caquistes, la crainte que cette rue partagée génère de la congestion jusqu’au secteur des ponts demeure.

La population déjà consultée

Aux yeux des oppositions, la population a déjà été amplement consultée concernant le projet de tramway. 

« L'écrasante majorité des gens dans la région de Québec, aux dernières élections municipales, a voté pour des partis qui veulent un tramway », a rappelé le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

« Je décode que l’acceptabilité sociale, dont il parle, c’est l’acceptabilité sociale au sein de son caucus, d’abord et avant tout », a commenté de son côté la cheffe libérale Dominique Anglade.

Le député péquiste Pascal Bérubé, pour sa part, soupçonne le gouvernement de chercher une façon « pour ne pas avoir à gérer ça en campagne électorale ». 

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