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Meurtre à Lac-Saint-Charles: sa dangerosité «gravement sous-estimée»

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Les policiers «ont gravement sous-estimé le niveau de dangerosité» de l’accusé Kim Lebel, selon ses parents, qui avaient réclamé l’aide de la police pour le transporter vers un centre psychiatrique quelques heures avant le meurtre.

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Le représentant de la famille, l’avocat Marc Bellemare, a envoyé une lettre à la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, pour qu’elle ordonne au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) de faire la lumière sur les événements.

«Il nous semble clair, ici, que les policiers du SPVQ, à différentes étapes de l’histoire, ont gravement sous-estimé le niveau de dangerosité de Kim Lebel. Nos clients n’ont pas été entendus ni pris au sérieux, avec les conséquences que l’on connaît», peut-on lire dans la requête.

Demande d’aide

Le 4 avril, les parents auraient constaté des signes «inquiétants» dans le comportement de leur fils. Deux policiers se seraient même rendus chez Kim Lebel, qui présente «des troubles de santé mentale depuis l’adolescence». Le mercredi 6 avril, au palais de justice de Québec, le juge Dominic Roux a finalement ordonné son examen psychiatrique.

Toujours selon Me Bellemare, les parents se sont présentés au poste de police à midi le même jour afin d’exiger l’exécution de cette ordonnance, pour que leur fils soit transporté «en urgence» dans un centre spécialisé. 

«Malgré l’insistance des parents, on leur a dit qu’une équipe s’occuperait d’intervenir et on a manifestement fait peu de cas du caractère urgent de l’affaire», écrit l’avocat.

Quelques heures tard, la victime a été attaquée mortellement. La famille considère que le meurtre aurait pu être évité.

Intervention du BEI

«C’est un scandale et c’est impardonnable. Les policiers savaient qu’il était dangereux. Leur conduite est très questionnable et le BEI existe pour ce genre de dossiers», a précisé Me Bellemare lorsque joint par Le Journal

Selon lui, c’est le père lui-même qui a maîtrisé son fils en attendant les policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). «Il a vu son fils à cheval sur le gars. C’est son père qui l’a tassé avec son char et qui l’a maîtrisé. C’est pas des jokes!» 

La famille refuse maintenant que le SPVQ mène une enquête «où sa propre incurie est en cause». Une demande officielle a donc été envoyée à la ministre Guilbault. Pour le moment, il ne s’agit ni d’une poursuite ni d’une mise en demeure.

Le SPVQ ne commentera pas.

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