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Peine exemplaire réclamée pour l’ex-masso agresseur

Le professionnel qui a fait 21 victimes risque sept ans d’incarcération

GEN - JEAN-FRANÇOIS MORRISSON ACCUSÉ
Photos tirée d'Instagram et d'archives, Martin Alarie Jean-François Morrison lorsqu’il a été trouvé coupable d’agression sexuelle sur 21 femmes, en février au palais de justice de Saint-Jérôme. En mortaise, il pose tout sourire à côté de sa table de massage.

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La couronne a réclamé une peine sévère « exemplaire » de sept ans de pénitencier pour un ex-massothérapeute sans remords qui a agressé sexuellement plus d’une vingtaine de femmes, dont une mineure. 

« Une femme en 2022 devrait pouvoir aller voir un professionnel de la santé sans avoir peur pour son intégrité physique, et elle devrait être confiante que si elle se retrouvait entre les mains d’un Jean-François Morrison, que la justice ne la laissera pas tomber », a martelé aujourd'hui la procureure de la Couronne Stéphanie Gilbert au palais de justice de Saint-Jérôme. 

L’ancien massothérapeute Jean-François Morrison, âgé de 41 ans, est resté de marbre devant le témoignage de près d’une dizaine de ses anciennes patientes, qui sont venues raconter l’impact de ses agressions à la cour. 

« La peur et l’anxiété m’envahissent juste à l’idée de consulter tout service professionnel qui doit toucher une partie de mon corps [...] Je me méfie de tous les gens que je rencontre. Juste aller chez quelqu’un que je ne connais pas, je dois garder la main sur la poignée de porte, être prête à sortir », a relaté une femme dans la trentaine.

Comme des objets

Rappelons que Morrison a été reconnu coupable en février dernier d’avoir agressé sexuellement 21 femmes, dont une mineure, entre 2015 et 2018. Dans la majorité des cas, il s’agissait de ses patientes.  

« Il s’est servi de son titre à de mauvaises fins. Il fait honte à sa profession », a souligné une autre victime, âgée de la vingtaine, en le regardant directement.

Les agressions n’ont cessé qu’avec son arrestation, la dernière avait eu lieu trois jours avant qu’il se fasse passer les menottes, a précisé Me Gilbert.

« Le degré de responsabilité de monsieur est entier. Il a utilisé ces femmes comme des objets pour sa gratification personnelle. Personne ne mérite de vivre ce qu’elles ont vécu », a ajouté la procureure.

Vu le manque de remords et la gravité de ses gestes, la Couronne a réclamé une peine sévère de sept ans d’emprisonnement, pour envoyer un message « clair et sans équivoque » de dissuasion. 

De son côté, la défense a demandé une peine de quatre ans de prison, qui tient compte des conditions « restrictives » avec lesquelles Morrison a dû vivre les dernières années. 

Détenu sur-le-champ

Dans une ultime tentative pour gagner quelques jours de liberté, l’avocat de la défense Pierre Gauthier a demandé à la juge d’accorder un sursis d’ici à ce que la peine soit rendue, évoquant une question d’héritage qui doit se régler dans les prochains jours. 

Or, il a rapidement été rabroué par la magistrate Sandra Blanchard, qui a envoyé l’agresseur derrière les barreaux pour qu’il entame sa peine en attendant la décision. 

– Avec Christian Plouffe

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