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Steven Guilbeault face à la machine

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Je ne pensais pas entendre un jour Steven Guilbeault reprendre les arguments de l’industrie pétrolière pour légitimer l’autorisation d’une nouvelle infrastructure mortifère.

Pas quelques jours après avoir présenté un plan climat qui donnait espoir.

Pas après la réception d’un nouveau rapport du GIEC, toujours plus alarmant, porté par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutiérrez, qui rappelait qu’« investir dans de nouvelles infrastructures de combustibles fossiles est une folie morale et économique ».

« Les activistes du climat sont parfois dépeints comme de dangereux radicaux. Mais les vrais radicaux dangereux, ce sont les pays qui augmentent leur production de combustibles fossiles » a aussi écrit Gutiérrez cette semaine.

Le déni de la science

Quand plus de 1200 scientifiques, comme Peter Kalmus, climatologue à la NASA, en viennent à promouvoir et pratiquer la désobéissance civile non violente pour protéger la vie sur Terre, j’ai l’impression de vivre dans le film Don’t look Up (Déni cosmique).

Qu’un environnementaliste convaincu, devenu ministre, ne parvient pas à bloquer un mégaprojet pétrolier insensé, démontre à quel point le problème est systémique. Il ne pourra être réglé par la machine politico-économique qui nous gouverne sans d’immenses pressions citoyennes.  

Il est donc urgent de se mobiliser collectivement pour faire changer les règles du jeu, de sorte qu’il devienne impossible de faire de l’argent en détruisant l’avenir de nos enfants.

Les solutions existent. Le GIEC en a encore fait la liste dans son rapport cette semaine. Ce qu’il manque c’est de la volonté politique nécessaire à leur mise en œuvre.

Voilà pourquoi nous avons tous un rôle à jouer où que l’on soit dans la machine. Même si l’on se sent souvent impuissant, c’est ensemble que l’on provoque le changement. L’histoire nous l’apprend.

Les femmes n’auraient pas encore le droit de vote si elles ne s’étaient pas mobilisées. Il n’y aurait pas de système de santé publique ni d’éducation. Que dire de l’abolition de l’esclavage ?

Ce n’est pas le temps de baisser les bras. Les luttes qui se gagnent sont celles que l’on n’abandonne pas.

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