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Un beau trip de gang

5 questions à Brian Desgagné, réalisateur de Chefs de bois

Chefs de bois
Capture d’écran

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Grands plateaux comme ceux de Ça finit bien la semaine ou d’On va se le dire, documentaires avec Nouveaux visages, téléréalités, dont Big Brother, et compétitions relevées comme ce fut le cas avec Expédition extrême et Chefs de bois, le réalisateur Brian Desgagné aime varier les plaisirs. Rassembleur, il a réuni une équipe à toute épreuve pour mener un projet qui sort des sentiers battus et qui nous garde sur le qui-vive. Chefs de bois est un beau trip tant devant que derrière les caméras.

En entreprenant ce projet-là comme réalisateur, tu as dû miser d’abord sur l’aspect cuisine ou l’aspect aventure ?

C’est d’abord une compétition culinaire. La plus sauvage. On s’attend à avoir un niveau d’exécution relevé. C’était important pour Martin Picard aussi de voir des plats exceptionnels. Même en étant dans le bois, les chefs doivent impressionner, prouver qu’avec rien, on arrive à ça. C’est un show de cuisine et de survie. On raconte une histoire, on mise sur la personnalité des candidats. Ils sont le reflet de la société dans toute sa diversité. Il y a le compétitif, l’underdog, le comique. Et ultimement, c’est un travail d’équipe incroyable. 

Tourner dehors ajoute un niveau de complexité et d’incertitude. Est-ce que la météo a été un enjeu lors des tournages ?

Pour la saison 1, on a été vraiment chanceux. Il a fait super beau pendant les 15 jours de tournage. Pour la saison 2, il y a eu dès le départ des pluies torrentielles. On commence normalement le show avec un hydravion. Impossible de voler. On a dû tricher. Faire une arrivée en canot. Les ingrédients sont aussi parachutés par hydravion, mais s’il pleut ou qu’il y a de la brume, il ne peut pas décoller. Les ingrédients doivent rester frais pour être comestibles. On ne peut pas attendre une heure. Ça change complètement la donne. Il faut constamment s’adapter. L’horaire est chamboulé. En même temps, tu ne veux pas prendre de retard sinon la lumière baisse. Il faut toujours trouver des solutions. 

Brian Desgagné
Photo courtoisie
Brian Desgagné

Ce sont de vrais chefs. Certains sont établis. Ils font face à des épreuves physiques, c’est dur mentalement. Es-tu surpris de leur courage ?

Vraiment. On a tous été agréablement surpris. Au niveau culinaire, même Martin n’en revenait pas. Ils se sont épatés eux-mêmes à plusieurs moments. Pendant deux semaines, ils vivent dans des conditions de survie. Il y a des « nounous » qui veillent à leur sécurité, s’assurent qu’ils vont bien. Chaque matin, c’est la première chose que je leur demande. Un a mal au genou, l’autre s’ennuie, un autre a faim. On joue avec la fatigue aussi. La saison 2 a été plus difficile. On a poussé encore plus l’aspect survie. C’est certain qu’au niveau physique il y en a qui était moins en forme, mais au final, ils ont tous réussi à se dépasser, et c’est ça qui est beau dans ce concept-là. Tous les chefs ont dit que l’expérience les avait changés.

Comment tu t’assures d’être partout étant donné qu’il y a 10 chefs à suivre en parallèle ?

Comme on tourne tout en vidéo légère, il n’y a pas de régie. On se divise souvent en deux équipes. On se raconte ce qui s’est passé pour être au courant de la même histoire. C’est impossible de tout voir. Quatre à six caméras sont sur le terrain. Il y a de la boucane partout. C’est vraiment une danse pour que les caméras ne se nuisent pas et captent l’émotion et les différents enjeux. Le contenant est aussi important que le contenu. On voulait qu’il y ait un look « fiction » et que la nature soit mise de l’avant. Dans une cuisine, on a un certain contrôle, mais nous, en forêt, on tourne en 360 degrés. On prend beaucoup de notes. Ça devient plus facile au fur et à mesure des éliminations. J’ai toujours hâte de voir certains moments au montage.

Est-ce aussi périlleux hors caméra que devant ?

Je suis un gars d’équipe, c’est important pour moi que tout le monde soit de bonne humeur. J’ai dit à l’équipe qu’on allait vivre un trip tous ensemble. C’est certain qu’il faut être en forme, aimer la forêt, le plein air. Les conditions sont parfois difficiles à cause de la température. Je suis très conscient que c’est demandant pour les caméramans et je fais attention à eux. Sinon, on se fait des coups, on rit beaucoup. Et on ne peut pas se plaindre parce que contrairement aux participants, on loge dans de luxueux chalets sur le domaine.


Chefs de bois saison 1, du lundi au mercredi 21 h à TVA Saison 2, dès le 12 avril sur Vrai

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