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Victoire caquiste, mais catastrophe libérale

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On disait que la course allait être serrée. C’est vrai qu’elle l’a été une bonne partie de la soirée. Cependant, jamais le PQ n’a pris de l’avance sur sa rivale caquiste, qui a creusé un écart considérable au fil des heures.

C’est donc une victoire éclatante pour la CAQ et le premier ministre du Québec. Il faut dire qu’il avait besoin de cette victoire pour changer un cycle de nouvelles défavorables dans lequel son gouvernement était pris depuis quelques semaines.

D’autant plus que la CAQ avait peu d’arguments solides pour justifier le besoin d’avoir une 76e députée dans son caucus. Largement majoritaire, il gouverne en roi et triomphe dans les sondages nationaux. La présente législature tire à sa fin, encore six semaines de travaux parlementaires, et il serait surprenant que le premier ministre décide de brasser les cartes de son Conseil des ministres, six mois avant des élections générales, pour y intégrer momentanément Mme Dorismond.

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Symbolique

Mais cette victoire, aux yeux de François Legault, est surtout symbolique: défaire les péquistes chez eux, dans leur château fort, démontrer les capacités d’organisation de la CAQ et donner un avant-goût aux oppositions de ce qui les attend le 3 octobre prochain. Et sur ce coup, il a réussi sur toute la ligne.

PSPP et ses troupes ont donc connu un cuisant échec, hier. Ils ont beau «fêter» leur deuxième place hier, la vérité c’est que les résultats révèlent un problème majeur pour la formation politique, et surtout pour son chef. En effet, comment peuvent-ils expliquer que dans une circonscription historiquement péquiste, avec un excellent candidat comme Pierre Nantel qui s’est déclaré très tôt dans la course, ils n’arrivent pas à gagner l’élection? Je vais tenter une hypothèse: à cause de leur chef.

Imaginez un seul instant le score qu’aurait fait PSPP s’il avait eu le courage de se lancer dans la course à titre de candidat dans ce château fort!

La surprise de la soirée, si elle en était une, c’est la déconfiture des libéraux. Que l’on se comprenne bien, personne ne s’attendait à ce que le PLQ gagne l'élection partielle. Personne ne s’attendait même à ce qu’il arrive deuxième. Mais être cinquième dans cette course, après le Parti conservateur du Québec qui est à mille lieues de sa zone d’influence, ce n’est rien de moins qu’une catastrophe.

Sondages

Les sondages avaient donc raison, les libéraux ont beau adopter un curieux et maladroit virage nationaliste, cela semble avoir l’effet inverse chez leurs électeurs, qui les ont tout simplement désertés.

Comment peuvent-ils justifier le fait d'être passés de 13% (dans une élection partielle) et 15% (durant la dernière élection générale) à un maigre 7%? Comment peuvent-ils expliquer un score aussi famélique lorsqu’ils ont une aussi bonne candidate et que le jour J s’inscrivait dans un contexte difficile pour le gouvernement?

La vérité, c’est qu’ils foncent tout droit vers une énième catastrophe le 3 octobre prochain. Est-ce que Marie-Victorin sera l’électrochoc qui leur permettra de se ressaisir? Vont-ils préparer la prochaine générale ou le prochain leadership?

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