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C’est en avril que des championnats se perdent

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Photo AFP Quelques joueurs des Blue Jays, incluant Vladimir Guerrero fils et George Springer, célèbrent lors du match d’ouverture vendredi.

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Lorsqu’on s’est quitté après la conquête de la Série mondiale par les Braves d’Atlanta l’automne dernier, le projet de retour du baseball à Montréal évoluait à vive allure. C’était comme revivre le film le Magicien d’Oz. 

Vous vous souvenez, au bout de l’arc-en-ciel, il y avait un pot d’or. Commençons avec les Blue Jays pour terminer avec l’arc-en-ciel qui s’est évaporé. L’essentiel pour une équipe, c’est de gagner. 

En analysant le rendement de la dernière saison des Jays, on peut constater que la bande à Charlie Montoyo a appris à s’amuser tout en jouant du baseball excitant. Sur le banc on riait et on se taquinait comme si la victoire n’était pas une priorité. Le blouson de reconnaissance au frappeur qui venait de cogner un circuit occupait beaucoup de place.

Ce joueur était accueilli comme un héros devant l’abri des joueurs comme s’il avait réussi l’exploit en séries d’après-saison. Une forme de spectacle aux yeux des partisans. Et pourtant, un joueur qui venait de pousser un coureur au marbre sur un coup sûr recevait un accueil plus modéré. 

Les jeunes loups de l’édition 2022 des Blue Jays ont tiré des leçons de la dernière campagne. Plus matures, ils vont continuer à s’amuser, à rigoler dans l’abri, mais ils sont plus conscients de l’importance de la victoire. Surtout au premier mois de la saison, puisque gain en avril est significatif. 

L’an dernier, Toronto a conclu avril avec une fiche de ,500 et, malheureusement, l’équipe a raté les séries par une victoire. Oui, un gain de plus pendant le mois d’ouverture aurait permis aux Jays de participer à la ronde automnale.  

Ont-ils appris à gagner ?

Ce que l’on observe chez les Blue Jays depuis le match d’ouverture au Rogers Centre vendredi dernier est encourageant. Les canons produisent des points et le nouveau venu Matt Chapman a démontré sa puissance au bâton et son excellent jeu en défensive. Et voilà que Vladimir Guerrero fils a ajouté un atout à son jeu soit sa vitesse sur les sentiers. Les vols de buts améliorent ses chances de connaître une aussi bonne saison que l’an dernier. Pourquoi ? Un but sur balles peut devenir un double à cause de sa vitesse alors les lanceurs devront le défier avec un plus grand nombre de balles rapides. 

La fiche des matchs décidés par la marge d’un point était 15-15 l’an dernier. Les lanceurs de relève dont je doute de l’efficacité, sauf dans le cas de Romano, sont la clef d’une participation aux séries. Dans les prochaines semaines, espérons que les Jays auront appris à gagner en s’amusant et non pas à s’amuser en gagnant. 

Retour du baseball à Montréal

Lors des négociations d’un retour possible des Expos, j’étais bien assis aux premières loges pour surveiller le déroulement de cette aventure. Les négos entre Tampa et le groupe de Stephen Bronfman avançaient rapidement vers une entente avec un vent d’optimisme. Le capitaine du navire soit le commissaire du baseball, Robert Manfred, discutait avec son conseil exécutif sans indiquer aux investisseurs qu’il y avait des problèmes à bord.

J’étais comme un gérant d’estrade qui voyait une tempête se profiler à l’horizon tout en me doutant que le passé se répéterait. À la table du comité exécutif, il y avait des propriétaires que je ne veux pas nommer par respect pour le groupe de monsieur Bronfman. Nombre d’entre eux étaient présents lors de la fameuse grève de 1994.

Le commissaire Manfred a oublié l’essentiel de son rôle de meneur au sein de son comité. Tu ne proposes jamais une recommandation sans obtenir l’appui du comité avant le vote. Qui sait ? Peut-être que son intention était que le vote ne soit pas majoritaire en faveur de son projet. 

Comme le Titanic

Ces sessions de travail m’ont fait penser au Titanic qui a heurté un iceberg le 14 avril 1912. Cette fois-ci, le capitaine et ses lieutenants ainsi que les membres du comité exécutif ont abandonné le bateau avant les passagers.

De mon siège dans la première rangée, j’ai vu Stephen Bronfman et son groupe d’investisseurs, les dirigeants politiques, les hommes d’affaires et le président de la Chambre de Commerce du Grand Montréal tenter par tous les moyens raisonnables de ramener le baseball au Québec.

Il y a deux semaines dans le cadre de l’EXPOFEST à Laval, je voyais les amateurs de baseball s’agglutiner autour des anciennes gloires de Nos Amours dont les Tim Raines, Vladimir Guerrero, Cliff Floyd, Éric Gagné des Dodgers, sans oublier les joueurs de l’ère du parc Jarry, Ken Singleton et Mike Torrez. Je me croyais dans le film Field of Dreams avec ceux qui nous ont fait tant vibrer.  

Est-ce que le retour du baseball à Montréal est une possibilité ? 

Amateurs de baseball, ne cessez jamais de rêver, car un rêve c’est de l’espoir, mais que j’ai malheureusement perdu.

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