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Sixième vague de la COVID-19: pas de mot d’ordre pour le long congé

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Malgré la hausse continue des hospitalisations, la Santé publique s’en remet aux individus pour décider s’ils souhaitent se rassembler en famille durant le long congé pascal.  

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Contrairement aux vagues précédentes, pas question d’imposer un nombre maximal de convives ou de restrictions. 

Le directeur de la Santé publique, le Dr Luc Boileau, appelle à la prudence, mais refuse de faire des recommandations formelles. 

Le Québec est entré dans une nouvelle phase de la pandémie, où les citoyens connaissent leur «propre risque», explique-t-il. «Donc, on ne veut pas normer ça en disant: pas plus que tant de personnes, etc. Et encore moins dire aux gens de ne pas se voir à Pâques. C’est une fête qui est importante, c’est une occasion de retrouvailles, mais de le faire prudemment», dit le Dr Boileau.   

Il rappelle qu’il faut éviter d’être en contact avec une personne qui a des symptômes de la COVID-19 présentement ou depuis moins de 10 jours. Également, les personnes plus âgées, immunosupprimées ou malades sont plus à risque, souligne-t-il. 

On est donc loin des restrictions imposées à la même période l’an dernier, alors que des couvre-feux étaient imposés dans les régions de Montréal, Laval, la Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches et l’Outaouais. 

Situation différente

Avec 2060 hospitalisations, le Québec fait pourtant face à un réseau de santé «sous pression», reconnaît le Dr Luc Boileau. 

Mais la situation n’est pas la même qu’en décembre dernier, alors que Québec imposait un nouveau couvre-feu avec quelque 1000 lits occupés. «La grande différence, actuellement, c’est qu’on a une population qui est bien vaccinée, explique le Dr Boileau. Ce n’est pas tout le monde qui est vacciné, mais les gens à risque sont franchement bien vaccinés.»      

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Aussi, la population est plus habituée à gérer elle-même la pandémie, en se plaçant volontairement en isolement dès l’apparition de symptômes. Et les nombreuses infections des derniers mois ont amené une «immunité collective», souligne le Dr Boileau. 

En décembre dernier, les projections du nombre d’hospitalisations prévoyaient également une hausse importante des hospitalisations, qui s’est avérée, alors que l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux a fait état mercredi de 2 339 lits occupés d’ici deux semaines. 

Avec ou pour la COVID?

De plus, près de la moitié des 2060 personnes présentement hospitalisées n’ont pas été admises pour la COVID-19. Le virus a été découvert, parfois par hasard, après que la personne se soit présentée pour un accouchement, une hanche cassée ou toute autre raison. 

Le premier ministre François Legault a d’ailleurs utilisé cette distinction, mercredi, pour relativiser le nombre d’hospitalisations actuelles. «Il y en a la moitié, des hospitalisations, ce sont des gens avec la COVID, ils ne sont pas à l’hôpital pour la COVID», a-t-il déclaré en avant-midi. 

Mais le Dr Boileau rappelle que ces cas demeurent exigeants pour le réseau de la santé. «Ils sont obligés d’être isolés pour éviter le contact avec les autres bénéficiaires, pour éviter aussi que les employés l’attrapent», rappelle-t-il. 

Tout cela, sans compter que 12 700 employés manquent présentement à l’appel dans le réseau de la santé. 

Le délestage est toujours une réalité dans nos hôpitaux, qui peuvent effectuer uniquement 70% du nombre de chirurgies réalisées en temps normal.  

Saison de la grippe

Le Québec devra également composer avec une nouvelle tuile: la grippe (influenza) fait son arrivée tardive, une situation «inhabituelle» en avril. «On s’en serait passé, mais on va vivre avec», a lancé le Dr Boileau. 

En Europe, où la saison de grippe a commencé il y a quelques semaines, l’influenza a causé une pression sur la première ligne, sans toutefois avoir d’impact important sur les hospitalisations, a expliqué le médecin microbiologiste et expert du MSSS, le Dr Jean Longtin. 

Nouveau vaccin

Les autorités sanitaires avaient toutefois une bonne nouvelle pour les personnes qui ne peuvent recevoir un vaccin ARN messager, ou qui refusent celui-ci. Le vaccin de Novavax, à base de protéine, est désormais disponible au Québec. 

Quelque 7 500 doses ont été reçues à ce jour et le Québec en attend un total de 220 000 doses. 

Les personnes intéressées peuvent se rendre sur Quebec.ca pour plus d’informations. 

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