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Fuite de données au Conseil du trésor

Près de 31 450 Québécois victimes de ce bris de sécurité

Fuite de données au Conseil du trésor
Photo Stevens LeBlanc

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Un employé malveillant du gouvernement a causé un bris de sécurité informatique majeur au Conseil du trésor. Cette fuite de données aurait fait près de 31 450 victimes.  

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La Sûreté du Québec mène une enquête en raison d’une fuite de données qui a eu lieu au Secrétariat du Conseil du trésor.

« Les documents de travail qui appartiennent au gouvernement du Québec ainsi que des fichiers qui contiennent des renseignements personnels de citoyennes et de citoyens ont été trouvés, sur des supports informatiques externes, au domicile d’un employé, ce qui contrevient aux pratiques de sécurité en vigueur », a indiqué le Conseil du trésor dans un communiqué. 

Les données qui ont été retrouvées sont, dans une grande majorité des cas, des noms, des prénoms et des numéros d’assurance sociale de citoyennes et citoyens. 

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2009 à 2012

« Les données visées par ce bris de confidentialité concernent principalement des renseignements personnels de près de 31 450 individus, contenus dans des bases de données créées entre 2009 et 2012 et liées au processus de qualification de candidatures », souligne le document. 

Les victimes visées par ce bris de confidentialité seront informées prochainement et Québec mettra en place des mesures d’accompagnement nécessaires auprès de ces personnes.

La Commission d’accès à l’information et le Centre gouvernemental de cyberdéfense ont été saisis de la situation.

Lors la création du Centre de cyberdéfense, le ministre responsable du dossier, Éric Caire, avait promis d’être transparent lorsque des bris de sécurité seraient découverts. 

Ce dernier soutenait aussi que les organisations québécoises devaient se concentrer davantage sur les menaces internes, d’où proviennent souvent les fuites de données.

Toujours susceptibles

En novembre dernier, la vérificatrice générale du Québec avait soulevé dans un rapport que des organisations gouvernementales sont toujours susceptibles de subir des fuites massives de données, comme chez Desjardins, parce que les fonctionnaires utilisent encore du matériel à risque, comme des clés USB.

En réponse à la VG, le ministre Caire avait mentionné que la transformation pour améliorer la sécurité est déjà en chantier, citant la création du ministère de la Cybersécurité et du Numérique.

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