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La COVID évolue de «façon imprévisible», alerte l’OMS

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Le Comité d'urgence de l'OMS sur la COVID-19 a «été unanime» à estimer que ce n'était pas «le moment de baisser la garde», a déclaré mercredi son président, le docteur Didier Houssin.

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«La situation est loin d'être terminée concernant la pandémie de COVID-19», a déclaré le Français, lors d'un point de presse de l'Organisation mondiale de la santé à Genève.

Le directeur général de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a donc maintenu l'urgence de santé publique de portée internationale pour la COVID-19, le niveau d'alerte le plus élevé de l'OMS.

«Le constat est que la situation est loin d'être terminée concernant la pandémie de la COVID-19, la circulation du virus est toujours très active, la mortalité reste élevée et le virus évolue d'une façon imprévisible», a mis en garde le docteur Houssin, alors que de plus en plus de pays ont levé tout ou partie des restrictions sanitaires mises en place pour maîtriser le virus.

«Ce n'est pas le moment de baisser la garde au contraire et c'est une recommandation extrêmement forte du Comité», a souligné le docteur Houssin, enjoignant aux États membres de «revoir leur politique nationale, évaluer leurs actions et se préparer à de nouveaux efforts».

«Le temps n'est pas venu de la relaxation vis-à-vis de ce virus, pas de faiblesse dans la surveillance, les tests et le reporting, pas de laxisme dans les mesures de santé publiques et sociales et pas de démission s'agissant de la vaccination», a exhorté le président du comité d'urgence.

«Sur la COVID-19, nous avons de bonnes nouvelles», avait reconnu le docteur Tedros, dans ses remarques liminaires.

Bonnes nouvelles

«La semaine dernière, nous avons enregistré le plus bas nombre de morts du COVID-19 depuis les premiers jours de la pandémie», a-t-il déclaré, s'empressant d'ajouter que certains pays connaissaient toujours des pics d'infections ce qui met la pression sur leur système hospitalier.

Et il a surtout estimé «que notre habilité à détecter les tendances est compromise par la réduction significative des tests».

Selon le dernier rapport hebdomadaire sur la situation épidémiologique publié mardi par l'OMS, le nombre de cas de COVID a continué à baisser pour la troisième semaine consécutive avec un recul de 24% durant la semaine du 4 au 10 avril par rapport à la semaine précédente.

Le nombre de décès a aussi reculé (-18%) par rapport à la semaine précédente.

Dans les six régions de l'OMS, on a enregistré 7 millions d'infections et 22 000 morts.

Au 10 avril, les chiffres officiels depuis la détection du COVID-19 -très en deçà de la réalité- font état de 496 millions de cas et plus de 6 millions de morts.

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