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La date du retour de Price?

Entraînement Canadiens
Photo Pierre-Paul Poulin

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De nombreux amateurs de hockey, de sérieux partisans qui bâtissent leur équipe dans les pools avec le plus grand soin, en ont plein les baskets des larmoiements entourant Carey Price.

Ils ont raison. Comment travailler sérieusement dans ton pool quand t’as 10,5 millions $ sous le plafond occupés à plier le linge dans la salle familiale ?

Va-t-il revenir cette semaine ? Vendredi contre les Islanders pour faire plaisir à Bell propriétaire de RDS ou samedi à TVA Sports pour donner un nanane à Québecor ?

Ou bien sur la route pour enlever toute trace de stress entre les cuisses du goaler ? Je parle de son aine et de ses genoux, évidemment.

Et si mes amis les poolers ne peuvent plus prendre de décisions intelligentes et sensées à cause d’un gardien de but vedette qui ne joue pas, on a raison de s’inquiéter pour les fefans. Et pour Kent Hughes et Jeff Gorton, les deux big boss du Canadien.

Ils ont hérité des problèmes et des erreurs de jugement de Marc Bergevin. Heureusement que le CH a triché et continue de tricher avec Shea Weber, sinon avec la blessure de Jake Allen, le Canadien se retrouverait avec 21,3 millions $ aux douches. Allen, Price et Weber. Ajoutez un autre 5 millions $ pour Jonathan Drouin. Sans parler de l’obole à la petite enfance versée à Brendan Gallagher. Ça fait presque 30 millions $ qui ne servent pas. 

Si vous trouvez que cela a du bon sens et annonce de belles choses pour le Canadien, écrivez-moi à tremblay.rejean@yahoo.ca et aidez-moi à comprendre.

Va falloir que Kent Hughes soit d’une habileté consommée pour se dépatouiller de cette situation étouffante. On sait qu’il espère se bâtir un club de jeunes joueurs, mais ces jeunes, faut qu’ils soient bons. Et prêts.

Vous êtes impressionnés, vous autres, par la défense de la Flanelle ? 

Vous vous dites vraiment que Carey Price va sauver les meubles la saison prochaine ?

CAREY NE DÉRANGE PAS...

Il y a au moins un point positif. Weber est à Vancouver et les jeunes joueurs ne souffrent pas de son absence, y s’en foutent.

Et Carey Price ne dérange pas le vestiaire. Il est revenu dans l’entourage de l’équipe depuis plusieurs semaines, il s’entraîne et il a retrouvé sa place dans le vestiaire. Carey est gentil, c’est un bon compagnon dans le groupe. Pas jasant, pas exubérant, à ses petites affaires, mais les gars aiment l’avoir dans leur entourage. 

Ils savent que personne n’a le moindre mot à dire dans sa décision de revenir au jeu. 

DU PLAISIR À PERDRE

Selon mes infos, les gars ne font pas allusion à ce qui va se tramer au cours de l’été. Ils ont su profiter des exploits de Price en juillet dernier pour atteindre une des finales les plus improbables de l’histoire et ils ont appris à avoir du plaisir en perdant avec Martin St-Louis.

Quand t’as 25 ans, que tu gagnes des millions, que t’as du fun même en empilant les défaites, que c’est qui peut te déranger dans la vie ?

La date du retour d’un goaler ?

Bof...

Froid dans de dos

Renaud Lavoie a soulevé un très fort point hier pendant l’émission de Jean-Charles Lajoie. À donner froid dans le dos aux vrais amants du hockey. 

Des fois, Renaud déclenche des polémiques avec des maladresses, ça arrive dans une carrière, mais le travail qu’il a produit, hier, est majeur.

Surtout quand on sait que le comité Legault-Denis va présenter son rapport dans une couple de semaines. On devrait mieux connaître l’état du hockey québécois et les propositions pour corriger la situation.

C’est tout le Canada qui devrait se pencher sur le sport national du pays. Les chiffres sont terrifiants.

DEUX BUTEURS CHEZ LES 20 PREMIERS

C’est la première fois de l’histoire que le Canada n’a pas au moins trois scoreurs chez les 20 premiers buteurs de la Ligue nationale. C’est jamais arrivé de mémoire d’homme de 100 ans. Même que c’est jamais arrivé que le Canada ne fournisse pas au moins quatre marqueurs à la liste des 20 premiers. Pas deux, pas trois, pas quatre. Jamais.

Dans la liste des 20 premiers, on retrouve neuf Américains. À neuf, ils avaient marqué 354 buts au moment d’écrire ces lignes.

Les autres sont des Russes, des Suédois, des Finlandais. 

Le Canada n’est plus là, mais plus là pantoute.

On peut encore se paqueter une équipe pour les Jeux olympiques. Mais à moyen terme, ça ne suffira plus.

DÉVELOPPEMENT

C’est tout le développement des jeunes qui est déficient. 

Pendant que les Américains ont des programmes de développement nationaux avec les U18 et les U20 et nourrissent la NCAA, nous autres, on fait faire de l’autobus à Calgary, à Ottawa et à Rimouski. 

Résultat ? 

Les jeunes Américains issus du programme U18 sont repêchés en première ronde et viennent scorer 354 buts à neuf dans le circuit Bettman.

On ne peut pas analyser pareille situation en 320 mots. 

Je vais y revenir. 

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