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Réforme de la loi 101: les jeunes anglos mal formés en français, dit le ministre

GEN-Conférence de presse pour annoncer l’accompagnement des personnes victime de violence conjugale à Valleyfield.
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

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La levée de boucliers contre un amendement des libéraux pour imposer trois cours en français aux étudiants collégiaux anglophones démontre la nécessité de mieux enseigner la langue de Molière dans cette communauté, estime le ministre Simon Jolin-Barrette.  

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«Je remercie Mme [Hélène] David d’avoir déposé cet amendement-là il y a un mois, parce que ça fait prendre conscience à tout le monde que c’est nécessaire de travailler davantage sur le français, d’offrir davantage de cours de français», a déclaré le ministre responsable de la Langue française, jeudi matin.  

«Au niveau des centres de services scolaires anglophones, ils nous disaient que tout était parfait dans le meilleur des mondes. Les directeurs de cégeps anglophones nous disent que ce n’est pas du tout parfait. Alors, je pense que tout ce monde-là doit se parler et doit travailler à améliorer les cours en français», estime M. Jolin-Barrette.  

Le ministre n’a toutefois pas voulu s’avancer sur la possibilité de bonifier la formation en français dans le réseau anglophone au niveau primaire et secondaire.  

Québec ne recule pas 

Dans sa réforme de la loi 101, le gouvernement Legault proposait déjà d’imposer trois cours en français dans les cégeps de langue anglaise, mais excluait les ayants droit de la minorité historique anglophone. À la surprise du gouvernement, le Parti libéral du Québec a proposé de l’appliquer à ceux-ci.  

L’idée a créé un tollé dans la communauté anglophone. Le PDG de la Fédération des cégeps, tout comme le directeur général du Collège Vanier et des groupes communautaires ont déclaré que la mesure pourrait affecter les résultats scolaires des étudiants, ce qui aurait un impact sur leur cote R et leurs perspectives scolaires à l’université.  

Jeudi matin, le ministre étudiait la demande du Parti libéral qui proposait désormais d’imposer trois cours supplémentaires de français langue seconde, plutôt que des cours du programme «en français».  

Cette proposition a finalement été rejetée par le ministre en commission parlementaire. 

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