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Ukraine: Biden a l’obligation d’agir

Ukraine: Biden a l’obligation d’agir
AFP

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Le président Biden a déclaré que ce qui se passe en Ukraine constitue un génocide, le pire des crimes contre l’humanité. Maintenant, il a l’obligation d’agir.

Selon la définition des Nations unies, Biden a effectivement raison. 

Poutine soutient que l’Ukraine n’est pas un vrai pays, que c’est en quelque sorte une de fiction de l’Histoire qu’il est prêt à détruire pour arriver à ses fins. 

Il nie, du coup, l’existence même du peuple ukrainien. 

C’est une affirmation aberrante qui lève le rideau sur la folie génocidaire de Vladimir Poutine. 

Puisqu’il est en même temps le commandant en chef des forces armées américaines, les propos de Biden changent la donne. 

Il existe en effet une responsabilité internationale de protéger une nation contre un génocide. 

C’est une obligation semblable au principe contre la «non-assistance à personne en danger », mais qu’on applique à l’échelle des États. 

  • Écoutez la rencontre entre Mulcair et Martineau diffusée chaque jour en direct 8 h via QUB radio :

LA RESPONSABILITÉ DE PROTÉGER

Biden n’a plus le droit de rester les bras croisés. 

La vraie question, maintenant est la suivante: que va-t-il faire?

Les alliés de l’OTAN ont déjà pris des mesures qui visent à venir en aide à l’Ukraine. L’envoi de quantités importantes de matériel militaire en est un exemple. 

La Croix-Rouge travaille sans relâche pour créer des corridors humanitaires, afin de permettre aux civils d'échapper aux combats dans des villes comme Marioupol.

Les têtes dirigeantes de l’Union européenne (UE) ont pu constater, sur place, que les Russes ciblent intentionnellement des civils, ce qui constitue un crime de guerre. 

Les responsables de l’UE ont également pu voir les résultats des meurtres de civils ligotés à Boutcha. 

Le Canada vient d’annoncer l’envoi d’une centaine de militaires en Pologne, afin d’atténuer les effets de la crise humanitaire. D’autres militaires suivront. 

Le comportement des troupes russes en Tchétchénie et en Syrie est en train de se répéter en Ukraine. Elles détruisent tout sur leur passage, sans égard à la vie des civils. 

Encore plus de Thomas Mullcair, écoutez son édito diffusé chaque jour en direct 8 h via QUB radio : 

IL Y A UNE JUSTICE INTERNATIONALE

Les instances du droit international, les procureurs, les enquêteurs et les juges, finiront par faire condamner et emprisonner certains responsables russes pour leurs crimes de guerre, comme ce fut le cas après la guerre en ex-Yougoslavie. 

Les roues de la justice tournent lentement, celles de la justice internationale encore plus lentement. Mais justice il y aura. 

En attendant, il y a une guerre. 

Une guerre où le viol est utilisé comme arme. 

Une guerre ou la terreur des civils est une fin en soi.

S’il est clair que nous sommes face à des crimes de guerre contre le peuple ukrainien, les analyses convergent depuis le début concernant l’utilisation de la force, par l’OTAN, contre la Russie. La prudence et le simple bon sens dictent qu’il ne faut pas créer une escalade qui risquerait de causer des dommages plus larges que ceux qu’on souhaite empêcher. 

 UN EFFORT ULTIME POUR LA PAIX

Ce qui vient de changer, par contre, c’est que, maintenant, nous reconnaissons que nous sommes face à un génocide, un crime contre toute l’humanité. 

Un effort ultime pour négocier la paix est une démarche essentielle et le Canada est bien placé pour y jouer un rôle positif.

Mais si la Russie persiste dans son comportement génocidaire, la communauté internationale n’aura d’autre choix que d’assumer ses responsabilités. 

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