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Vers le retour du tennis professionnel à Québec?

L’Académie Aliassime présente un tournoi ITF junior et espère attirer l’ATP

Thomas Drapeau, Audrey Ouellet et Sam Aliassime sont fin prêts pour le tournoi ITF junior de Québec.
Photo Stéphane Cadorette Thomas Drapeau, Audrey Ouellet et Sam Aliassime sont fin prêts pour le tournoi ITF junior de Québec.

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La tenue du tout premier tournoi ITF junior au club Avantage Multi-Sports cette semaine pourrait être une étape vers le retour du tennis professionnel à Québec, avec le circuit de l’ATP.

Bien qu’il n’y ait absolument rien de confirmé en ce sens, c’est le souhait le plus cher de Sam Aliassime, qui dirige l’Académie qui porte son nom et qui agira à titre de directeur du tournoi ITF junior (J3), qui se déroule à compter de samedi et jusqu’au 23 avril.

Le père du célèbre joueur de tennis Félix Auger-Aliassime, neuvième au classement mondial, aimerait profiter de l’élan de fiston pour présenter un tournoi professionnel qui porterait son nom.

« Mon but c’est que Félix ait un jour un tournoi à Québec en son nom. Comme [Novak] Djokovic en Serbie et [Jérémy] Chardy en France. Pour l’instant, je ne veux pas trop le déconcentrer avec ça », a spécifié Sam Aliassime.

Aux yeux de ce dernier, il était important que l’Académie Aliassime se dote d’un tournoi junior majeur. Si c’était au départ la catégorie J5 qui était dans la mire, l’ITF a montré qu’elle voyait l’organisation et la ville d’un bon œil avec l’octroi de la catégorie J3, soit deux échelons supérieurs.

Un premier pas

« J’espère qu’on ne va pas s’arrêter à ce tournoi et qu’on aura un jour un tournoi ATP 250 ou 500 à Québec. C’est l’objectif, mais une étape à la fois. La première, c’était d’avoir une académie qui a de l’allure. Après, c’était d’avoir les joueurs pour un tournoi junior. On a un J3, donc pourquoi pas un jour un J1, puis un Challenger et ensuite un tournoi ATP ? », a réfléchi le propriétaire de l’Académie.

Pour en arriver là, cependant, l’espoir est de présenter cet éventuel tournoi sur un site extérieur. Selon Jacques Hérisset, figure de proue du tennis à Québec, le projet majeur de développement au PEPS serait idéal en ce sens. Sinon, le parc Victoria pourrait être privilégié.

L’ATP n’a pas présenté de tournoi dans la Capitale depuis 1974, tandis que la WTA a déserté en 2019.

Cadeau aux locaux

C’est donc la toute première fois que Québec est la ville hôtesse d’un tournoi de l’ITF junior, un circuit où plus de 3000 joueurs sont classés. 

Pour les joueurs et joueuses de la région, il s’agit d’une opportunité en or de se frotter au calibre international sans avoir à s’expatrier.

« L’intérêt premier est de montrer le niveau junior international aux jeunes de l’Académie. L’avenir du tennis par les juniors », a indiqué Sam Aliassime.

Parmi les huit jeunes (quatre garçons et quatre filles) de l’Académie Aliassime, Thomas Drapeau sera le représentant le mieux classé avec sa 652e position à travers le monde. 

« Sam a toujours eu cette vision et je suis très heureux que ça se réalise. J’aime donner un bon spectacle et je veux faire le mieux possible », a lancé l’athlète qui soufflait 18 bougies hier et qui a frappé ses premières balles à l’Académie Aliassime dès l’âge de 6 ans.   

« Aucune inquiétude » quant au jeu de Félix 

Depuis sa première victoire sur le circuit de l’ATP à Rotterdam et sa présence en finale à Marseille, les temps sont plus difficiles pour Félix Auger-Aliassime. 

Rien, toutefois, pour faire perdre le sommeil au paternel.

À Indian Wells et Miami, la jeune sensation québécoise a été éliminée dès son premier match. À Marrakech, il n’a obtenu qu’une victoire. Dans les derniers jours à Monte-Carlo, il n’a fait que passer.

Comme si la pause de quelques semaines après Marseille avait momentanément freiné sa fulgurante ascension.

« Quand on regarde la carrière de Félix, c’est comme un diesel. Il demande un certain temps avant de partir, mais une fois qu’il est parti, il ne faut pas l’arrêter. Il ne fallait pas arrêter le diesel. Il faut partir sur la route et on n’arrête plus.

On apprend à le connaître de mieux en mieux et on comprend que quand la machine est partie, on ne l’arrête plus. Des joueurs ont des fonctionnements différents les uns par rapport aux autres, mais je n’ai aucune inquiétude pour lui », a commenté Sam Aliassime.

Objectifs identiques

Le père, qui est très impliqué dans la carrière de la neuvième raquette au monde, comprend que, plus que jamais, chacun des résultats de son fils est épluché au peigne fin.

« Je sais que tout le monde est heureux quand il gagne et que, quand il perd, ça fait mal à tout le monde. Ne vous inquiétez pas. L’objectif reste pareil : gagner un grand Chelem et finir premier au monde. On a tous les éléments, l’équipe est en place pour y arriver, s’est-il exprimé.

Il n’y a pas de problème. La santé est là, il est physiquement en forme. Mentalement, il va bien. Il faut se remettre au travail, c’est tout. »

Détails techniques

Les deux férus du tennis, jamais bien loin l’un de l’autre même quand l’océan les sépare, ont discuté brièvement après la dernière défaite à Monte-Carlo. Mais il ne faut pas compter sur le père, un fin renard, pour dévoiler les éléments à peaufiner dans le jeu de son fils.

« Ce sont des détails tactiques dont je n’oserais pas parler dans les médias parce qu’on est en compétition, a-t-il lancé en éclatant de rire. 

Le plus important c’est que la tête est là, tout comme le physique, la santé et la volonté de progresser. »

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