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Un triste 50e anniversaire pour El Greco

Véritable institution à Louiseville, le restaurant a fermé ses portes pour cause de pénurie de main-d’œuvre

Un triste 50e anniversaire pour El Greco
PHOTO Agence QMI, Michel Bellemare

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Dix mois après la fermeture de son restaurant durant la pandémie pour cause de pénurie de main-d’œuvre, le seul regret de Christos Lygitsakos est de ne pas avoir pu célébrer autrement le 50e anniversaire de l’entreprise familiale. 

Pizzéria
El Greco
  • Ville : Louiseville
  • Années d’existence : 50 ans
  • Employés touchés : moins de 10
  • Propriétaire : Christos et Louie Lygitsakos

«Ce n’était pas comme ça que j’avais imaginé notre 50e, nous a dit l’homme d’affaires, propriétaire avec son frère Louie, d’El Greco, qui était une véritable institution à Louiseville, en Mauricie. C’est mon seul regret. Nous n’avons pas eu le choix de fermer nos portes.»

C’est en 1971 que l’aventure avait commencé. Pendant des décennies, le restaurant, connu notamment pour ses pizzas, a eu pignon sur rue en plein cœur de la ville. Mais, en 2016, le bâtiment qui l’abritait a été la proie des flammes et complètement rasé. L’année suivante, El Greco s’installait à l’entrée ouest de la ville dans les locaux d’un autre restaurant (L’Arc en Fleurs) qui avait aussi fait partie du paysage de Louiseville pendant des décennies.

Le restaurant des frères Lygitsakos est resté à cet endroit du 13 février 2017 au 21 mai 2021, jour de sa fermeture. Dans la foulée, Christos Lygitsakos a reçu une panoplie de messages de gens attristés de voir disparaître cet endroit qu’ils appréciaient. Plusieurs lui ont demandé s’il allait rouvrir un jour.

«J’ai essayé tant bien que mal de recruter du personnel, mais je faisais un pas en avant et deux autres en arrière tout de suite après. Je me suis résigné à dire que ce sera impossible de répondre aux besoins de la clientèle», nous a-t-il confié, ajoutant que les heures d’ouverture du restaurant ont même été réduites à un certain moment pour pallier le manque de main-d’œuvre.

Maintenant, l’homme de 76 ans attend que son ancien restaurant trouve preneur et se remémore les bons souvenirs.

«Je me souviens surtout du plaisir que nous avions à travailler. J’ai été chanceux d’avoir du personnel dévoué. De plus, je tiens de nouveau à remercier notre fidèle clientèle. Nous avons fait un très beau voyage. Oui, je suis triste de la façon dont le tout s’est terminé, mais je ne peux oublier les moments vécus au restaurant», a mentionné le restaurateur, serein malgré tout.

Un triste 50e anniversaire pour El Greco
PHOTO Agence QMI, Michel Bellemare

La vente approche

Le courtier immobilier André Alarie nous a expliqué que peu de gens avaient démontré de l’intérêt pour le restaurant pendant plusieurs mois avant qu’il ne prenne le dossier en main en février.

«Nous avons été chanceux. Cela a pris 15 jours et nous avons reçu des appels. Je n’ai même pas eu besoin de faire de la prospection auprès de grandes chaînes pour leur proposer le lieu», nous a-t-il confié au téléphone, alors qu’il attendait la réponse d’un acheteur potentiel, en ajoutant qu’un autre s’était aussi montré intéressé.

Sans pouvoir révéler l’identité des intéressés, il nous a assuré que le secteur de la restauration sera de nouveau en vedette à cet endroit.  

 

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