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Voler de ses propres ailes

Lucill
Photo courtoisie, Jimmi Francoeur Lucill est le projet solo francophone de Raphaël Bussières. Le musicien de 34 ans est originaire de Chibougamau.

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Ancien bassiste du trio alt-rock montréalais Heat, Raphaël Bussières avait envie de voler de ses propres ailes. Il y a quelques années, il lançait le projet franco Lucill. Après un premier album, Bunny, passé un peu sous le radar au début de la pandémie, le musicien est revenu à la charge cet hiver avec Snake Eyes, réalisé à nouveau par Francis Mineau (Malajube).  

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Originaire de Chibougamau, Raphaël Bussières a déménagé à Montréal il y a une quinzaine d’années. Après avoir étudié en théâtre et travaillé comme concepteur d’éclairage, il a joué dans différents groupes avant de connaître un beau succès avec Heat. 

La formation anglophone avait même été considérée comme « les Strokes de Montréal ». Mais en 2017, après avoir joué un peu partout sur la planète, le trio décidait de se séparer. « On avait tous envie de faire autre chose, dit Raphaël Bussières. Et on était brûlés. Notre dernier show, c’était à Osheaga. Après le spectacle, on s’est pris dans nos bras et on est parti chacun de notre bord. » 

Ayant accumulé un peu de matériel au fil des années, Raphaël Bussières se sentait d’aplomb pour tenter sa chance en solo, et en français de surcroît. Se cherchant un nom d’artiste, il a opté pour Lucill. « Je trouvais ça intéressant de masculiniser ce prénom, dit-il. Et ça se trouvait bien sur Google. » 

Malajube

Le musicien a rencontré Francis Mineau, ancien batteur de Malajube, peu de temps après avoir sorti son premier EP. Après avoir travaillé ensemble sur une première chanson, Raphaël Bussières a demandé à Mineau s’il voulait réaliser son premier album complet, Bunny. « J’avais vraiment aimé son studio, qui était super accueillant », dit Raphaël. 

L’expérience ayant été concluante, les deux ont remis ça pour le deuxième disque de Lucill, Snake Eyes. Il y a quelques jours a d’ailleurs eu lieu le spectacle-lancement de l’album. « Le Théâtre Plaza était plein, dit Raphaël avec le sourire. C’est là que je me suis rendu compte que j’avais un public! » 

Sur scène, Raphaël Bussières était accompagné non pas d’un ancien membre de Malajube, mais deux! En effet, Thomas Augustin est venu prêter main-forte aux claviers. « C’était supposé être Lysandre Ménard, mais elle était trop occupée ces temps-ci et ne pouvait faire le lancement, dit Raphaël. Il fallait trouver quelqu’un d’autre. On n’avait que trois répétitions avant le spectacle. Thomas est vraiment un travaillant. Il est arrivé et il connaissait déjà toutes les partitions. C’était impressionnant. » 

C’est un peu sur le tard que Raphaël Bussières a découvert Malajube, dans le courant des années 2000. « Il étaient déjà là depuis un bout. J’étais un peu trop jeune pour être vraiment là-dedans. Mais depuis, je suis vraiment fan! Et dans le spectacle, d’avoir Thomas avec nous, c’était quand même fou. Francis et lui, ça fait des années qu’ils travaillent ensemble. Ils se parlent et ça se passe. » 

Golfeur émérite

Dans sa jeunesse Raphaël Bussières était un grand passionné de golf – il obtenait des scores entre 75 et 80. « J’ai fait de la compétition quand j’étais plus jeune, dit-il. Je voyageais un peu avec ça. Souvent, je fais beaucoup d’allusions à ça. C’est un sport individuel, c’est vraiment psychologique, le golf. Ça m’a amené dans la vie à être « groundé ». J’ai quand même un sale caractère et ça m’a appris à travailler là-dessus. » 

Dans le vidéoclip Baisser les yeux, on voit d’ailleurs le musicien frapper une balle de golf. Et le titre de l’album, Snake Eyes, est le nom des bâtons de golf qu’il avait junior. « C’est un petit clin d’œil à ma gang de Chibougamau qui sait que ce sont mes bâtons, dit-il. Après ça, Snake Eyes, c’est comme l’instinct. Je trouvais que c’était instinctif comme album. Ça parle du parcours de Chibougamau à ce que je fais en ce moment. Il y avait une cohésion là-dedans. » 

Raphaël Bussières entrevoit avec enthousiasme le reste de l’année. « Je vais participer à quelques festivals cet été qui seront bientôt annoncés », conclut-il. 


L’album de Lucill, Snake Eyes, est disponible. Pour plus d’infos : facebook.com/Lucillofficiel.

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