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Des brassards contre le temps supplémentaire

Louis Tremblay
Photo tirée de la page Facebook de Louis Tremblay Louis Tremblay, infirmier à l’hôpital de Montmagny, est à l’origine du mouvement du brassard « TSO ».

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En portant un brassard bien visible, des infirmiers et infirmières de l’Hôpital de Montmagny dénoncent désormais ouvertement le fait qu'ils sont forcés de travailler en temps supplémentaire.

Des membres de l’urgence et des soins intensifs portent au bras un bandeau de tissu rouge affichant le sigle «TSO» («temps supplémentaire obligatoire») lorsqu’ils sont forcés de faire des heures de plus.

«Le temps supplémentaire obligatoire est devenu une véritable agression. Je n’ai pas d’autres mots pour le décrire», déplore l’infirmier Louis Tremblay, qui est à l’origine de cette initiative en vigueur depuis samedi dans le département.

Depuis, d’autres secteurs manifestent déjà leur intérêt pour le brassard, indique M. Tremblay. Cette pratique inclut un formulaire de déclaration de TSO du personnel soignant qui est ensuite envoyé «systématiquement» à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Pression

En plus de vouloir faire pression pour éradiquer la pratique généralisée, le mouvement a pour objectif de présenter cette réalité «invisible» aux usagers de l'hôpital.

«Ce geste se veut aussi une façon de sensibiliser les patients et leur entourage que c’est une réalité bien concrète que vivent les infirmières de leur propre communauté», souligne-t-il.

L’équipe ne s’arrête pas là, car un projet d’autogestion des horaires est en cours d’élaboration, ajoute l’infirmier.

Un comité pour trouver des solutions a été créé à l’Hôpital de Montmagny en septembre dernier.

Publiée sur Facebook, l’initiative a connu des réactions favorables du personnel soignant de plusieurs hôpitaux.

«Beaucoup trop de gens sont forcés de rester malgré qu'ils ont peut-être déjà donné 16 heures de [temps] supplémentaire de leur propre initiative. On a des familles et des enfants et une vie aussi à maintenir», soutient Patricia Marchand, qui oeuvre comme préposée aux bénéficiaires au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

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