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S'inspirer de la Finlande: le financement à 100 % des écoles privées a la cote

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La grande majorité des parents québécois sont favorables à l’implantation du modèle finlandais en éducation, dans lequel les écoles privées subventionnées à 100 % accueillent les élèves de leur quartier, sans sélection ni frais de scolarité. 

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C’est du moins l’une des conclusions d’un sondage réalisé en février par la firme CROP auprès de 1000 parents d’enfants âgés de 20 ans ou moins, à la demande du mouvement École ensemble, qui milite pour un système d’éducation plus égalitaire. 

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Stéphane Vigneault, coordonnateur pour le mouvement L’école ensemble sur QUB radio :

Les parents interrogés ont eu à se prononcer sur le modèle finlandais, un système d’éducation qui regroupe à la fois les écoles publiques et privées.  

Ces deux types d’établissements sont gratuits et subventionnés à 100 %. Ils accueillent tous les élèves de leur quartier sans sélection et leur offrent un choix de projets particuliers, sans coût additionnel. Les écoles privées ont toutefois conservé leur statut autonome et indépendant, qui les distingue des écoles publiques. 

Le mouvement École ensemble veut revoir le financement des écoles privées, comme le Collège Reine-Marie à Montréal.
Photo d’archives, Agence QMI
Le mouvement École ensemble veut revoir le financement des écoles privées, comme le Collège Reine-Marie à Montréal.

Parmi les répondants à ce coup de sonde, 85 % jugent ce modèle «assez» ou «très» intéressant, alors que 95 % sont même favorables à le mettre en place au Québec. 

Repenser le système

Stéphane Vigneault, coordonnateur du mouvement École ensemble, se réjouit de cet appui «extrêmement élevé» des parents. D’autres résultats traduisent par ailleurs «une forte volonté» de repenser le système d’éducation québécois, ajoute-t-il. 

La pandémie et les inégalités engendrées par l’enseignement en ligne y ont contribué, selon lui.

«Des lignes de fracture qu’on avait oubliées sont ressorties plus clairement. C’est vrai en santé, mais aussi en éducation», affirme M. Vigneault. 

Pour le mouvement École ensemble, qui a documenté la situation ailleurs dans le monde, la Finlande représente un modèle «très intéressant». Dans les années 1970, les écoles privées finlandaises « ont abandonné leur vision d’exclusivité » pour participer à l’éducation de tous les élèves avec le succès que l’on connaît aujourd’hui, explique-t-il. 

Son organisation présentera dans les prochaines semaines une proposition «visant à assurer l’égalité des chances en éducation», qui sera d’ailleurs inspirée du modèle finlandais.  

«Le Québec n’est pas la Finlande et le plan que nous allons proposer sera adapté à notre contexte légal et historique, affirme-t-il. Mais c’est sûr que nous allons vouloir combiner équité et excellence comme en Finlande». 

Cette volonté d’en arriver à un système éducatif plus égalitaire est partagée par une dizaine d’acteurs du milieu de l’éducation qui espèrent que cette proposition mènera à une «grande discussion collective» sur ces enjeux.

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