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Des défaites, mais aussi des souvenirs pour des joueurs

L’Académie Aliassime tient son premier tournoi junior de l’ITF cette semaine

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Tymofiy Khrystyuk s’est incliné mercredi au tournoi junior de l’Académie Aliassime.

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Sam Aliassime ne s’en cache pas : le père du célèbre Félix veut faire de Québec et de son académie des plaques tournantes du tennis junior sur la planète. Mais en organisant cette semaine un premier tournoi ITF au Club Avantage, il a aussi fait un précieux cadeau à certains de ses protégés.

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La douleur était vive pour Tymofiy Khrystyuk et Thomas Drapeau, deux jeunes de la région qui s’entraînent depuis plusieurs années à l’Académie Aliassime. Mercredi matin, leur parcours en simple s’est arrêté à leur second match, devant des adversaires mieux classés. 

Mais pour ces joueurs de 17 et 18 ans, qui en sont presque à la fin de leur stage junior, ces rencontres disputées devant leurs proches risquent de rester longtemps gravées dans leur mémoire. 

Ce premier tournoi junior de la Fédération internationale de tennis (ITF) disputé à Québec aurait dû se tenir en septembre 2020. La pandémie a toutefois contrecarré les plans de M. Aliassime. 

Sauf que par chance, elle ne l’a pas retardé davantage, et tant Khrystyuk que Drapeau ont eu l’occasion de jouer des affrontements de calibre international sur ces terrains qu’ils connaissent bien avant de prendre le chemin des universités américaines. 

« J’aurais aimé mieux jouer, aller plus loin, a regretté Drapeau, qui a grandi à Charlesbourg et qui pointe au 689e rang du classement junior. Mais je ne m’attendais pas à disputer un tournoi ITF ici un jour ! J’ai ressenti le support, les applaudissements de la foule. »

« Même les joueurs étrangers disent ressentir le support de la foule », a-t-il ajouté. 

Motivé par ses proches

Du support, Khrystyuk n’en a pas manqué non plus tout au long de ce match de deuxième tour. Une dizaine de personnes, dont son père et son frère, applaudissaient chaudement chacun des points qu’il remportait. 

Devant ce qui ressemblait presque au « box » d’un joueur de haut niveau était bien affiché un drapeau de l’Ukraine. C’est que pendant que le longiligne athlète de 6 pi 4 po s’échine sur les courts, sa famille demeurée dans son pays natal traverse des épreuves sans nom. 

Des membres de sa famille paternelle demeurent près de Kyïv, la capitale ukrainienne. Du côté de sa mère, plusieurs proches sont toujours dans la région de Kharkiv. Son père, Vadym, et sa mère, Anna, arrivés à Lévis il y a 12 ans, quand leur fils était tout jeune, ont fait l’objet d’articles dans les médias depuis le début de la guerre. 

« Ma famille n’est pas en sécurité, alors mes proches et moi, on fait tout ce qu’on peut pour les sortir de là, on amasse beaucoup de fonds, a expliqué le jeune sportif. On aimerait qu’ils puissent quitter l’Ukraine. »

« Moi, ça me motive à jouer des matchs plus difficiles, comme [mercredi] », a-t-il poursuivi. 


Opposé au favori du tournoi, l’Américain Evan Wen, Khrystyuk (990e au classement junior) a baissé pavillon 6-3 et 6-2. Drapeau, qui faisait face à la troisième tête de série, Jonathan Irwanto, aussi des États-Unis, a perdu par le même score. Leur parcours se poursuit toutefois en double, où ils ont battu les deuxièmes favoris du tournoi.

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