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Sondage: les Québécois n’ont pas de mémoire...

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Le dernier sondage de Léger démontre que le soutien de la population envers le gouvernement est béton.

C’est tout de même surprenant de voir le gouvernement récolter 44% des intentions de vote alors qu’il a connu des semaines très difficiles récemment. Comment se fait-il que tous aient oublié les mesures imposées en décembre dernier, comme le couvre-feu et la fameuse alerte de type Amber pour nous rappeler de nous enfermer la veille du jour de l’An? 

Comment se fait-il que tous oublient son entêtement à ne pas déclencher une commission d’enquête sur la gestion de la pandémie, le maintien de l’état d’urgence, l’indifférence envers le racisme systémique, la crise du logement et la pénurie de main-d’œuvre? 

Visiblement, François Legault a trouvé la recette magique pour que ses bons coups résonnent et que ses mauvais coups soient vite oubliés. Plusieurs chefs d’État et de parti politique voudraient bien mettre la main sur cette fameuse recette, et ce, à prix fort! 

  • Écoutez aussi la rencontre Yasmine Abdelfadel et Dominic Vallières diffusée chaque jour en direct 6 h via QUB radio :

Quel rôle pour les partis d'opposition?

Devant ces sondages, à la lumière de ces fortes tendances, comment les partis d’opposition peuvent-ils réagir? Le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs efforts sont vains. Comment motiver les troupes et les militants lorsqu’on a le moral aux talons? Que peut-on offrir à des candidatures dites «vedettes» pour faire oublier la condamnation à l’opposition?   

Le problème, en politique, c’est que les caucus s’unissent lorsqu’ils gagnent et se désunissent lorsqu’ils perdent. Tant le PQ que le PLQ doivent résister à la tentation de mener des guerres intestines d’ici le 3 octobre prochain s’ils souhaitent survivre au tsunami caquiste qui se dessine à grands traits. Ils doivent surtout se recentrer sur leur raison d’être comme institutions politiques et puiser dans leurs racines les plus profondes pour rappeler cette raison d’être. Ce n’est pas encore le moment de proposer des «projets de société», mais plutôt une «identité» politique. 

Les vents sont forts et ils le seront davantage lors des prochains mois. Les chefs des partis d’opposition devront s’armer de patience, mais surtout de convictions pour traverser la tempête. Il fera peut-être plus beau en 2026. 

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