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Fitzgibbon et Champagne fustigent le Canadien National

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Photo d'Archives AGENCE QMI

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Au lendemain de révélations concernant la place du français au Canadien National, des ministres au portefeuille économique des gouvernements du Québec et du Canada n’ont pas manqué de fustiger sa direction et dénoncer une situation qu’ils jugent tous deux «inacceptables». 

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«Je ne sais pas si ça va prendre un projet de loi. Mais je pense que les premiers ministres Trudeau et Legault ont été très clairs», a réagi vendredi matin le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon.

«Pour le respect des Québécois, ça prend des francophones. Et je vais plus loin que ça encore: je pense que toute organisation et conseil d’administration devrait refléter la communauté qu’il représente», a-t-il poursuivi, lorsque questionné en marge de l’ouverture du Salon du véhicule électrique, à Montréal.

Ce dernier suppose qu’un pourcentage important des activités du CN se fait au Québec. De plus, note-t-il, son siège social est situé dans sa métropole. «La moindre des choses est qu’une telle entreprise respecte l’environnement dans lequel elle se trouve», a-t-il dit.

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Photo d'Archives Agence QMI

Allégations préoccupantes

Interpellé au même endroit, le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie du Canada, François-Philippe Champagne s’est aussi dit préoccupé par les révélations des derniers jours. 

Non seulement le conseil d’administration de l’entreprise ferroviaire ne compte aucun francophone, mais des employés rapportent plusieurs situations troublantes qui laissent croire que l’usage du français au travail y serait découragé, voire parfois réprimandé par l’organisation depuis plusieurs années.

«C’est préoccuppant, a réagi le ministre Champagne. Je pense qu’on doit être capable de travailler en français partout, tant au CN que chez Air Canada. (...) Pour moi, ça va de soi. Ça démontre encore une fois que l’on doit tous, toujours, être vigilants.»

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PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

Le français à tous les niveaux

Est-ce qu’Ottawa devrait se montrer plus ferme, voire légiférer en la matière?

«Je pense que le message a été entendu. Vous savez, on a eu l’exemple d’Air Canada récemment. Là, on a celui du CN. J’espère que tout le monde a bien compris l’intention du gouvernement. Mais aussi, ajoute-t-il, les attentes légitimes des travailleurs et travailleuses.»

Car, insiste-t-il, le problème du français ne concerne pas que les directions et les conseils d’administration des entreprises. Cela concerne tous les niveaux des entreprises.

«Il faut s’assurer que l’on puisse travailler en français au sein de ces organisations-là. J’entends marteler ce message que les francophones doivent avoir toute leur place dans ces entreprises, de façon à être certain que quelqu’un puisse accéder aisément aux fonctions qu’il mérite, tout en parlant français.»

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