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Les médecins invitent Christian Dubé à accélérer les négos

Dr Marc-André Amyot, prédisent de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.
Joël Lemay / Agence QMI Dr Marc-André Amyot, prédisent de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.

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C’est le monde à l’envers : les médecins de famille pressent le ministre Christian Dubé d'accélérer les négociations qu’il a lui-même initiées pour faciliter l’accès à un omnipraticien. Ils proposent même de mettre en œuvre immédiatement un pan de sa réforme, soit la prise en charge par un GMF.

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Jusqu’ici, les rencontres entre Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) ont lieu une fois par semaine, parfois aux deux-trois semaines. « Il me semble qu’on pourrait s’enfermer dans une pièce et dire : on sort d’ici quand on aura réglé ça », lance le président de la FMOQ, le Dr Marc-André Amyot, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Par le passé, la formule a réussi aux deux parties. « On s’est déjà enfermés pendant une semaine puis le vendredi soir, à 20 h, c’était réglé », ajoute-t-il.

Les pourparlers entamés en décembre 2019, à la demande du gouvernement, traînent en longueur. Malgré l’arrivée d’une négociatrice appréciée par la FMOQ, Lise Verreault, le mandat de la partie gouvernementale semble flou, déplore le Dr Amyot. « On aurait dû conclure une entente depuis très longtemps », estime-t-il.

« Il faut être deux pour danser le tango », ajoute le président de la FMOQ.

Négos sur plusieurs fronts

Les négociations entre Québec et la FMOQ portent sur plusieurs mesures qui permettraient de vider les listes d’attente, tant pour ceux qui ont un médecin que pour ceux qui sont orphelins.

Parmi les avenues envisagées, la prise en charge des patients par un Groupe de médecine de famille – plutôt que par un médecin unique –, le Guichet d’accès à la première ligne (GAP) et la délégation d’actes médicaux font consensus. Une entente semblait d’ailleurs à portée de main, en décembre dernier, qui aurait permis de confier les patients orphelins aux super cliniques.

Mais le diable est dans les détails. Les deux parties ne s’entendent pas, notamment, sur le nombre de patients qui devront être suivis par chaque médecin. Québec aurait également souhaité attendre l’entrée en vigueur du GAP avant de conclure une entente.

Par étapes

En attendant, la FMOQ propose donc d’y aller progressivement, en commençant par la prise en charge des patients par un groupe de médecins. La mesure est imparfaite sans d’autres éléments, comme la délégation d’actes médicaux à d’autres professionnels, mais ce serait un premier pas, plaide le Dr Amyot.

« Dans une prise en charge collective, on peut voir plus de gens que dans une prise en charge individuelle », souligne-t-il.

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