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Vague d’amour chez le barbier des sportifs

L’ami de Guy Lafleur n’avait que des bons mots pour l’icône du CH

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Le téléphone ne dérougissait pas vendredi chez Ménick, le barbier des sportifs, où les clients enchaînaient les appels pour livrer leurs témoignages de sympathie au coiffeur et ami de Guy Lafleur. 

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« C’est le dernier [grand héros du hockey]. Il y a eu Maurice Richard, Jean Béliveau, et là, Guy Lafleur. Ce sont des gars qui ont marqué l’histoire. Ce sont des icônes, qui ne nous ont pas juste fait rêver, qui ont fait la réalité. Les coupes Stanley, ils en ont gagné », raconte Domenico Perrazino, alias Ménick, les yeux brillants. 

Malgré la « brique dans la face » reçue dans la matinée en apprenant le décès de son bon ami, le propriétaire des lieux racontait avec énergie à qui voulait bien l’entendre la générosité du numéro 10 du Tricolore. 

Ménick, le barbier des sportifs, n’avait que du bon à dire de son ami Guy Lafleur en se remémorant des souvenirs.
Photo Roxane Trudel
Ménick, le barbier des sportifs, n’avait que du bon à dire de son ami Guy Lafleur en se remémorant des souvenirs.

« C’était un bon gars. On ne parle pas du joueur de hockey, on parle de l’humain. C’était irréprochable. Ses coéquipiers l’aimaient tous. Après sa carrière, ils ont formé une équipe d’anciens pour ramasser des fonds. Ils disaient tous “on veut jouer avec Guy Lafleur, on y va pour Guy” », poursuit-il. 

Un homme généreux 

Pendant une partie de balles un été dans un parc rempli, le joueur qui n’était alors que son client lui avait fait signe de s’approcher pour se faire poser avec lui devant la horde de photographes, un souvenir gravé dans sa mémoire. 

« Il n’était pas obligé de faire ça. Il pensait toujours aux autres. Lui, c’était de faire plaisir. Il donnait ce qu’il pouvait donner, et encore plus. Il m’a toujours encouragé », relate-t-il avec émotion.

Ménick a ressorti une photo des deux amis se serrant dans leurs bras lors d’une fête.
Photo Roxane Trudel
Ménick a ressorti une photo des deux amis se serrant dans leurs bras lors d’une fête.

Chaque fois que l’occasion se présentait, Guy Lafleur arrêtait dans le petit salon aux allures d’un temple du sport pour prendre un café et saluer les clients. Son dernier passage remontait à deux mois plus tôt. 

« Le meilleur »

« Il était très gentil, simple. Il rentrait, disait bonjour à tout le monde. Il prenait des photos, ça ne le dérangeait pas. Même en traitement pour son cancer, il jasait avec les gens. C’était le meilleur, mais il était comme les autres », illustre Francine, une employée du salon. 

N’eût été la COVID-19, le local tapissé de photos où les joueurs avaient l’habitude de se rassembler aurait accueilli une foule vendredi, ajoute-t-elle, avant de répondre au téléphone une énième fois.  

« Les gens se seraient précipités pour venir donner leur sympathie et jaser. On savait que ça serait une journée plus que spéciale », conclut-elle. 

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