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Il ferme son restaurant italien après la mort de son père

Le jeune restaurateur a accroché son tablier à peine deux ans après son ouverture

ARG-ANTOINE-ZAMMIT
Photo Agence QMI, Joël Lemay L’ancien propriétaire du Pasta Presto d’Anjou s’inquiète pour ceux qui ont étudié en restauration et qui ont l’impression de voir les portes se fermer devant eux.

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Un propriétaire d’un restaurant italien « apportez votre vin » d’Anjou sur le point d’ouvrir une deuxième enseigne à Repentigny a dû fermer ses portes durant la crise sanitaire après la mort de son père.

• À lire aussi: Plus de 800 restaurants ont fermé pour de bon dans la dernière année au Québec

« Avec le décès de mon père en janvier dernier, la COVID-19, et tout ce qui augmente, on a décidé de fermer plutôt que de rester ouvert et cumuler les dettes », confie au Journal Antoine Jospeh Zammit, ancien propriétaire du restaurant Pasta Presto, à Anjou.

« C’est dur d’être rentable avec seulement des plats à emporter. En restauration, on parle de 3 % à 5 % de profits, c’était dur », soupire l’homme. Comme lui, près de 20 % des restaurants ont fermé au Québec depuis la pandémie, soit plus de 3800 sur 22 730, dont 839 au cours de la dernière année.

À l’image de son père, Antoine Jospeh Zammit s’était lancé dans la restauration à la mi-vingtaine pour suivre ses traces.

En 2019, c’est donc avec son aide qu’il a ouvert le restaurant italien Pasta Presto dans l’arrondissement d’Anjou. Malheureusement pour lui, quelques mois plus tard, la pandémie est venue jouer les trouble-fêtes. 

Clientèle âgée

Fini les anniversaires, les grands groupes, les réunions familiales qui venaient colorer sa salle à manger.

« On va dans un restaurant italien pour l’ambiance, alors lorsqu’on se met à faire des plats à emporter, ça ne marche pas tant que ça », laisse-t-il tomber.

Pour ne rien arranger, sa clientèle fidèle, qui dépasse souvent les 65 ans, évite sa salle à manger du jour au lendemain. C’est son coup de grâce. Quand on lui demande pourquoi il a accroché son tablier, l’ancien propriétaire du Pasta Presto insiste : il faut être « logique en affaires ». Pas question pour lui de poursuivre ses activités si c’est pour foncer droit dans le mur.

« On ne peut pas juste continuer parce que l’on est en amour. S’il y a la COVID-19, mieux vaut prendre un recul et voir dans quatre ou cinq ans », explique patiemment l’homme dans la trentaine.

Avec des études en finances, Antoine Jospeh Zammit n’exclut pas d’aller travailler dans le monde bancaire, même si son cœur est encore en cuisine.

« On va rêver. On va attendre que ça se calme. On va continuer. On ne va pas abandonner », lance-t-il.

« J’imagine que ça va revenir à la normale. À tout le moins, je l’espère », conclut-il.

Depuis le début de la pandémie, 2428 restaurants à services complets, 669 à services restreints, 540 de restauration spéciale et 29 bars ont fermé, pour un total de 3666, selon l’Association Restauration Québec (ARQ). 

Pasta Presto

  • Ville : Anjou
  • Années d’existence : 2
  • Employés touchés : 5 
  • Propriétaire : Antoine Jospeh Zammit
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