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Une inspiration pour des gagnants

Fondation Légendes du hockey
Photo d’archives L’excellence de Guy Lafleur a inspiré des René Angélil et Marc Verreault.

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Guy Lafleur n’est plus. La journée est presque terminée. Les entrevues et les déclarations se sont succédé. Les grands de tout le pays et d’ailleurs ont envahi les réseaux de télévision pour dire à quel point la disparition de Flower les bouleversait.

Le bon peuple qui n’a pas accès à la télé s’est tourné vers les réseaux sociaux. Facebook, Instagram ou Twitter ont été inondés de photos de Lafleur avec le plus vieux, le plus jeune, la nièce ou la cousine, avec papa, maman ou grand-papa. On dirait que tout le Québec s’est fait photographier avec Guy Lafleur.

Ça doit être vrai qu’il était un homme du peuple si le peuple pouvait poser à ses côtés avec le sourire.

Doit bien y avoir une couple de photos de plus vieux et de plus jeunes avec Carey Price quelque part...

DE GRANDS GAGNANTS

Guy Lafleur est parti. Et c’est une époque glorieuse de tout le Québec qui amorce son départ. 

Maurice Richard a été capable, tout en étant victime de Clarence Campbell, de faire descendre le peuple dans la rue pour hurler sa colère. Quelques années plus tard, cette colère a été catalysée en une Révolution tranquille.

Vingt ans plus tard, Guy Lafleur a marqué 50 buts. Puis il est devenu le meilleur joueur de hockey au monde. Avec la meilleure équipe au monde. Et il l’a fait avec un panache qui a soulevé le Québec.

Tellement que René Lévesque est devenu premier ministre et que dans les années 80, le Québec s’est offert le Québec inc. 

Une panoplie de grands gagnants dans la foulée de Guy Lafleur et du Canadien. Ces magnifiques Flying Frenchmen

COUCHE-TARD, CGI ET LES AUTRES

Ce n’est pas Guy Lafleur. Mais c’est dans l’inspiration de Lafleur. La confiance d’être les meilleurs parmi les meilleurs. La fierté d’afficher son succès tout en restant avec le peuple.

Alain Bouchard, parti d’Arvida, a commencé à édifier un empire devenu Couche-Tard, une entreprise multimilliardaire.

Charles Sirois a transformé le modeste National Paget de son père en Fido, Teleglobe et Télésystème et une multitude d’entreprises. Au passage, et, cela lui sera pardonné, il a été un des fondateurs de la Coalition Avenir Québec.

Serge Godin a quitté Shipshaw et a fondé CGI, une multinationale employant des centaines de milliers de spécialistes dans le monde. 

Guy Laliberté jonglait avec le feu sur des échasses quand il est parti à la conquête du monde en créant le Cirque du Soleil.

Céline Dion et René Angelil ne voyaient pas de limites à leur conquête de la planète.

Et, bien humblement, Jean-Claude Lord, Claude Héroux et deux auteurs nouveaux en télévision ont bouleversé l’univers des téléromans québécois et ont décidé de faire une télé capable de rivaliser avec les meilleures productions au monde. 

Et curieusement, c’est au lendemain de la présentation d’une émission baptisée Superfleur, que Richard Martin a lancé l’idée d’un Lance et Compte.

Tous ces grands gagnants du Québec inc. qui ont créé un nouveau Québec, pendant que le Canadien et les Nordiques se faisaient la guerre entre les deux référendums de 80 et 95, étaient dans la lignée de Guy Lafleur et de ces champions tricolores.

Faudrait peut-être s’en souvenir...

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